Le Sénat en état de siège…pour un fauteuil présidentiel, même double !

Le roi « Gégé » président de la Haute-Assemblée n’a pas parlé seulement aujourd’hui dans un quotidien du 7 e jour que de la perspective de la mise sur pause, pendant six mois du texte totem se profilant, voire pire, l’abrogation de la loi sur les retraites à soixante-quatre ans. Deux hypothèses qui lui ont valu de réagir vivement et de montrer son hostilitité à ces deux possibilités. On se demande vraiment à quoi jouent le président du Sénat et une partie de ses amis « Républicains » ? Dont bien sûr l’incontournable ancien ministre, Laurent Wauquiez, dont il est de plus en plus impossible de situer le cheminement politique. Sinon celui de ne pas faire de cadeau à un potentiel rival pour la présidentielle de 2027 en la personne de Bruno Retailleau, dont la popularité commence sérieusement à l’agacer. Voire beaucoup plus !

Ira-t-il jusqu’à faire capoter les tractations en cours pour une non-censure du gouvernement pour justement se « débarrasser » de celui qu’il considère comme l’autre « agité du bocage vendéen », le ministre de l’Intérieur, devenu en trois mois seulement un poids lourd parmi les plus populaires à droite avec Edouard Philippe ! Bien loin devant lui, toujours en situation de rejet dans les profondeurs du classement en terme de popularité. Ce que confirme aujourd’hui un nouveau sondage sévère aussi pour les deux têtes de l’exécutif.

En attendant « Lou » Bayrou joue très gros dans deux jours…A la fois pour sa survie à Matignon et un vote nécessaire du budget, même si le risque est grand en cas d’abrogation de cette loi, interprétée par beaucoup comme une « hérésie financière ».

Toujours est-il que l’amateur de bonne chère du Palais du Luxembourg ne s’intéresse pas seulement à la composition de ses menus de la bonne « tortore » qui lui est proposée. Une nouvelle polémique dont il serait bien passé après celle d’une sextape impliquant l’un des sénateurs de son camp, il y a quelques mois.

Le « héraut » forcément légitime de la préservation du pouvoir d’achat de nos compatriotes s’est aussi intéressé de près au mobilier réservé à sa personne et à ses vice-présidents qui occupent le « plateau », l’équivalent du perchoir occupé par Yaël Braun-Pivet au Palais Bourbon, pendant les séances. La direction de l’architecture du patrimoine et des jardins du Palais du Luxembourg s’est donc trouvée priée de se bouger…le popotin, pour lancer un « marché de conception et fabrication «  d’un siège présidentiel ou trône pour accueillir son séant. Ce qui a été fait sans la moindre publicité et une grande opacité, semble-t-il.

Le président Larcher n’étant pas très bavard sur le coût et l’identité du prestataire choisi avant que « le pot aux roses » ne soit découvert par d’affreux limiers médiatiques ! Il s’est trouvé obligé néanmoins d’en dire davantage dans son interview dominicale sur son futur nouveau fauteuil qui, avec son double de remplacement, arriveront au printemps prochain. Souhaitons-le avec une bonne assise. Il ne manquerait plus que le président du Sénat en soit aussi privé pour cause momentannée d’intérim dans un autre château, celui de l’Elysée, pour occuper un autre siège encore plus illustre que le sien. Qui coûtera tout de même la modique somme de 40.000 euros, hors taxes. « Gégé » entend néanmoins diligenter une enquête pour en savoir davantage sur cette commande à laquelle bien évidemment il ne s’est pas mêlé, ayant suscité toutefois quelques sarcasmes au sein du Sénat. Les « gens » sont vraiment soupçonneux ! Il y a certes pire que ce « coup de pied aux fesses », mais tout de même…

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