Qui se ressemble dans la menace s’assemble souvent !

Premier moment de vérité ce jeudi pour le gouvernement confronté à une première motion de censure déposée par la France insoumise, qui, compte tenu de la non-censure des députés du Rassemblement national, n’a aucune chance toutefois de passer. Il n’en demeure pas moins que le Parti socialiste qui lui vit en plein dilemne ne s’est toujours pas positionné sur une attitude commune avant le vote devant intervenir cet après-midi. C’est donc au tout dernier moment qu’ils se prononceront après un ultime « conclave » matinal. Il n’est pas interdit de penser que le groupe sera partagé au moment d’appuyer sur le « feu nucléaire » ou pas. Les divergences sont essentiellement stratégiques et les avis très fluctuants. A titre personnel le député de l’Eure, Philippe Brun, très actif au sein des délégations qui se sont succédées pour négocier pour le mieux à Matignon et Bercy, estime quant à lui « qu’il est préférable d’attendre et d’être intraitable par la suite notamment à l’occasion du vote du budget ». Il parlait alors pour le vote d’aujourd’hui de possible « censure d’ambiance symbolique ». Mais en même temps, n’a-t-il pas déclaré qu’il se plierait à la position du groupe au sein duquel un ex de l’Elysée, François Hollande, partagerait la même voie de la non-censure. A voir dans les prochaines heures. Les dernières concessions faites par le Premier ministre et notamment celle de l’abandon de la suppression de 4.000 postes d’enseignants au sein de l’Education nationale, se révèleront-elles suffisantes pour assurer pour le moins la neutralité du PS ? Un gros geste d’apaisement qui va coûter cher au final aux finances de l’Etat alors que celui-ci se désespère à faire des économies pour construire son budget…et que dans le même temps les effectifs en classes baissent sensiblement, d’où l’effort réclamé qui pouvait se…justifier. Ca fait des lustres que nos gouvernants se « plantent » en privilégiant le nombre et les effectifs, à la qualité. Le mal légitime hélas des vocations s’explique aussi dans le fait que les rémunérations ne sont pas au rendez-vous. Et je ne parle même pas de leurs conditions d’exercer leur profession de façon sereine face à des élèves de plus en plus indisciplinés et violents et les risques rencontrés. Ils ont bien du mérite dans cette atmosphère délétère ! Mais pour autant, il est permis de regretter de déplorer cette reculade…suivie très probablement par d’autres.

Déjà qu’un nouvel épisode contrariant vient de se dérouler au sein même de l’équipe gouvernementale secouée par la parole très libre, lors d’un débat télévisé, d’un des anciens ministres, pourtant chevronnés de François Hollande, François Rebsamen, qui, à titre personnel n’a pas caché qu’il « respectait toutes les forces politiques à l’exception du Rassemblement national », dont ce n’est pas la tasse de thé ». Tout en précisant le lendemain qu’il ne parlait pas des électeurs du RN, mais bien de ses dirigeants. Mais la grenade était lancée et reprise bien sûr très vite au vol par Jordan Bardella, « François Bayrou devrait rapidement rappeler à son ministre que le non-respect dû aux 11 millions d’électeurs représente une insulte à leur égard et qu’il vaut mieux de ne pas franchir la ligne rouge lorsqu’on fait partie d’un gouvernement minoritaire ». Une façon de signifier au chef du gouvernement que son parti gardait sous étroite surveillance le successeur de Michel Barnier et ses ministres. A une maladresse certes formulée par un ministre, a répondu la menace à peine voilée du « petit ou grand caporal » de Marine Le Pen, qui, jusqu’à preuve du contraire, ne dirige pas encore le gouvernement français, qui déjà du temps pas si éloigné de Michel Barnier, avait déjà montré quelque morgue à l’égard d’un autre ministre coupable de critiques à l’égard du Rassemblement national…Sa « majesté » a aussi le tweet très facile pour menacer comme un certain Jean-Luc Mélenchon, qui ne cesse depuis quelques jours de s’en prendre avec la violence des mots qui lui sont très naturels à ses alliés socialistes du Nouveau front populaire. Une distribution incessante de gifles qui visiblement a porté ses fruits de la division à gauche . Après la séparation à quand le divorce ? Merci Jean-Luc ! Qui se ressemble s’assemble…

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