C’est peu dire que la nouvelle ministre de l’Education nationale, « Babeth » Borne agace au sein de l’aile droite de la Macronie. Déjà qu’elle a dû peser d’un poids certain dans la balance pour faire plaisir à la gauche pour obtenir la suppression des 4.000 postes d’enseignants décidée par le précédent gouvernement Barnier ! Elle vient d’aggraver son cas en renonçant à l’obligation par l’obtention du brevet des collèges pour passer au lycée. Un examen dont la valeur ne saute déjà pas aux yeux de plusieurs générations d’élèves et de leurs parents. Ce n’est pas tout de même un exploit que de l’acquérir. Comme le baccalauréat d’ailleurs. Complètement ou presque démonétisé depuis aussi très longtemps. Nombreux ont été au sein du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale à s’emporter contre cette décision. La prochaine étape, s’est énervé l’un d’eux: « Il ne sera pas nécessaire, si cela continue d’avoir le bac pour rentrer à l’université. Avant une ultime marche peut-être, plus besoin de passer par la case élection pour aller à l’Assemblée nationale » ! Ca serait tellement plus simple !
Il ne faudra pas compter de toute évidence sur Elisabeth Borne à la fois pour « dégraisser le mammouth » et trop fâcher les syndicats « maison » de la rue de Grenelle. A moins bien sûr qu’elle ne persiste à s’attaquer à raccourcir le temps des vacances estivales, un dossier brûlant qu’elle envisage d’ouvrir. Mais alors là ça demande beaucoup de courage et de témérité ! Il est permis de douter…
Qu’on le veuille ou pas cette semaine s’achevant a été été celle de tous les dangers pour le Premier ministre, qui, comme son prédécesseur Michel Barnier, ne s’est pas installé dans l’appartement réservé de Matignon, préférant rentrer chaque soir dans son petit pied à terre parisien qu’il possède depuis de nombreuses années. Il reste très attaché à son indépendance et à sa liberté. Forcément plus grandes à l’extérieur…avec un style et une méthode très éloignés de ceux de son infortuné prédécesseur. Il est tout aussi évident que les négociations ont été rendues plus fluides entre le chef du gouvernement et l’ex de l’Elysée, François Hollande, à la manoeuvre, pour obtenir auprès de ses amis socialistes un deal afin de gagner un peu d’espérance de vie pour la nouvelle équipe. Les deux hommes qui ont relancé une chanson à succès du groupe éponyme « Partenaires particuliers » partageant le même constat lors d’un appel téléphonique quarante-huit heures avant le discours de politique générale: « il faut conclure ». Celui aussi d’ôter à Marine Le Pen le droit de vie ou de mort de chaque Premier ministre. Les deux hommes sont unis par un lien datant du 3 mai 2012, jour où le béarnais annonce son choix de Hollande plutôt que celui de Sarkozy, le début aussi d’un froid définivement polaire entre « Sarko » et le centriste. Qui, en revanche, ne sera pas payé de retour par la première secrétaire du PS d’alors, Martine Aubry, qui lui mettra un socialiste dans les pattes aux législatives. Battu à ce scrutin, celui qui rêvait depuis ses débuts en politique de trouver les mots nécessaires et surtout également les concessions suffisantes pour réunir enfin la droite, le centre et le PS, traversera alors une longue traversée du désert dans son fief palois avant de renaître en 2017 et d’avoir un rôle décisif dans la première accession à l’Elysée d’Emmanuel Macron. Avant de rebondir enfin, même s’il est sorti de son orthodoxie initiale de rigueur budgétaire, pour réussir à couper (une « performance » certes provisoire) le cordon entre une grande partie du Parti socialiste et la France insoumise, folle de rage. Les anathèmes poussés par le chef de bande LFI et les invectives balancées à la tête d’Olivier Faure se sont donc révélés inefficaces. Ce qui fait dire aujourd’hui à François Hollande, dont la voix a fortement pesé dans le choix de non-censure par son parti, de rappeler « qu’il y aura bien en 2027 deux offres à gauche » et que « Jean-Luc Mélenchon était comme Madame Irma: ses prophéties ne se réalisent jamais »…Celui que JLM traitait de vulgaire « pilote de pédalo « entend bien à son tour faire pédaler derrière lui le prétentieux ! Il est même arrivé que le caniche Faure ait réussi à mordre les mollets du chien méchant Mélenchon. Pas encore néanmoins suffisamment pour l’envoyer à la niche !