SOS détresse !

Comme le supputais hier, le recours à un effort devant être supporté par une partie de nos retraités proposé par la ministre du Travail, n’a pas fait long feu. Son collègue de l’Ecocomie et de Finances a coup court ce jeudi matin à cette « manoeuvre » destinée à renflouer les caisses pour financer très partiellement les retraites. Comment en aurait-il pu en être autrement ? A moins que le gouvernement ne veuille se suicider et abrège sa fin de vie par le vote d’une motion de censure pour son budget comme celle précédemment par son éphémère prédécesseur, Michel Barnier, victime cette fois-ci du Rassemblement national, pour ne pas lui avoir cédé « sur tout »…

Cet SOS détresse s’est prolongé toujours ce même jour avec l’annonce médiatique d’un appel à l’aide concernant la saturation et la vestusté d’un de nos « bijoux de famille ». Le Louvre, objet d’un note confidentielle (pas tant que ça !) adressée par la présidente de l’établissement prestigieux à sa ministre de tutelle, Rachida Dati, l’alertant sur une « multiplication d’avaries et la nécessité de grands travaux ». Un sujet d’autant plus brûlant en cette période de crise financière. Où l’Etat doit racler dans bien des domaines pour forer les sous-sols, afin de dégager des…fonds. Le plus grand musée du monde serait victime de sa surfréquentation. Principalement avec la précipitation de ses visiteurs vers le 1 er étage du monument pour admirer les joyaux que constituent trois des pièces majeures « la Joconde, « La victoire de Samothrace et la Vénus de Milo ». Pourquoi ne pas faire un référendum pour mesurer auprès de la population l’interêt de conserver ces chefs d’oeuvres ? Il s’agit bien sûr d’une très vilaine plaisanterie concernant ce « Grand corps malade » de son succès !

Le sujet, plus sérieusement, reste néanmoins brûlant en cette période de crise financière. Aussi le Sénat, a-t-il ressorti un vieux serpent de mer, en votant un amendement pour couper les droits réservés aux anciens présidents et Premiers ministres, qui se verraient, si l’Assemblée avalise ce projet, privés de leurs avantages liés à leurs fonctions passées (mise à disposition d’une voiture et de chauffeur et d’un homme de protection rapprochée à vie, d’un secrétariat pendant dix ans.

La sénatrice centriste de l’Orne, Nathalie Goulet, à l’origine de cette « révolution » ne se prive pas pour ironiser sur la situation coûteuse se pérénisant! « Aucune de ces personnes ne pointe aux Restos du coeur. Elles ont toutes un certain nombre de retraites et des postes souvent de conseils, suffisants ». C’est probablement assez démago mais comment s’opposer néanmoins à cette idée symbolique de bon sens, même si au final elle n’économisera qu’environ 2,8 millions d’euros par an ! C’est toujours ça de pris par les temps qui courent.

Cela ne suffira pas toutefois pour contenter le monde sportif, vent debout contre le sacré coup de rabot promis par le gouvernement pour son budget. Il est question d’une ponction de 300 millions évidemment très mal perçue par nos champions. C’est encore la révolution ! Mais le sire de l’Elysée, Emmanuel Macron, est tout de suite monté au créneau en leur apportant un précieux soutien…Contre son gouvernement ! Tout fout vraiment le camp dans ce monde cruel où le chef de l’Etat devient frondeur. « Il faut tenir nos engagements, a-t-il déclaré et mettre les moyens pour tous nos sportifs pour que l’héritage des Jeux bénéficie à tous ». Cet appel du chef sera-t-il entendu par son Premier ministre ? Réponse à la fin de ce mois…Vive le sport !

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