Alors que le monde entier a les yeux rivés sur les libérations aux compte-goutte (un véritable supplice mis en scène de façon odieuse par les « libérateurs » comme hier avec ces quatre soldates de Tsahal exhibées devant une foule de criminels) des otages israéliens, en échange totalement disproportionné de futurs combattants palestiniens prêts à commettre de nouveaux attentats, en France, il est un homme resté fidèle à ses amitiés propalestiniennes. En la personne de Dominique Galouzeau de Villepin, l’ancien Premier ministre de Jacques Chirac, enlevé lui à l’affection des siens après avoir tenu un premier rôle dans l’hexagone. Sa traversée du désert au niveau national dure depuis déjà 2012, où il a échoué à concourir pour la mère des élections, la présidentielle, faute de parainnages suffisants. Envolés ses espoirs ? Il semble renaître curieusement depuis le progrom d’octobre 2023 et du martyre subi par plusieurs centaines d’israéliens. Il s’était jusqu’alors contenté de quelques interventions, la plupart sur des questions internationales où sa parole fait encore écho depuis son fameux discours à l’ONU contre la guerre en Irak. Grâce auquel il a forgé une bonne partie de sa réputation et sa popularité. Croissante depuis plusieurs mois. De là à l’encourager à espérer jouer un nouveau rôle en vue de la présidentielle ! Surtout auprès d’une partie de la gauche dont même la plus radicale, celle de la France insoumise comme en témoignent les déclarations de quelques uns de ses dirigeants et pas des moindres. Comme les députés Aymeric Caron et Manuel Bompard qui ces derniers jours ont salué « une voix trop rare et courageuse dans le génocide à Gaza » ou encore une « voix très utile dans ces moments où il est agréable de l’écouter ». Bigre ! Pour une fois qu’un politique jadis très libéral (son passage à Matignon n’a pas laissé pourtant que des souvenirs heureux chez l’électorat de gauche) reçoit des couronnes de fleurs ! Il engrange aussi de toute évidence des compliments pour ses positions lors des dernières législatives où il a soutenu les candidats du Nouveau front populaire plutôt que leurs adversaires du Rassemblement national. Sans parler de son amour pour la cause palestinienne beaucoup plus lointaine…
Ce n’est pas pour autant, soyons-en assurés, en cas de nouvelle dissolution, qu’il se tranformera en nouvel « héraut » d’une certaine gauche et choisi à la place…de Lucie Castet pour diriger un nouveau gouvernement du NFP ! Il ne faut pas non plus exagérer. Se retrouvera-il sur le chemin de la droite dont il à fait partie alors que deux ans avant l’échéance de 2027 les esprits s’échauffent à tribord sur la désignation d’un éventuel candidat commun. Les prétendants sont nombreux à figurer sur la ligne fictive de départ. Et pourtant faut-il se souvenir que les vainqueurs surprises à gauche et à droite ont vécu lors des deux deriers scrutins de lourds traumatismes, et ensuite des campagnes cauchemardesques comme François Fillon et Benoit Hamon et Valérie Pécresse, cinq ans plus tard en ont connues. Autant de personnalités les plus radicales dans chacun de leur camp. Comme l’a souvent déclaré l’actuel locataire de Matignon, François Bayrou, totalement hostile aux primaires. On comprend aussi pourquoi !
Reste que le scénario le plus sombre, une confrontation Mélenchon-Le Pen, se profile tellement à l’horizon pour le second tour qu’il n’y a pas d’autre choix selon quelques « chapeaux à plumes » de la droite et du centre qu’une primaire départageant l’ensemble des prétendants. Tel n’est pas l’avis notamment de Jean-François Copé, le maire de Meaux et ancien ministre…qui, en 2016, avait pris de plein fouet une « baffe » en recueillant seulement 0,3 % des suffrages de la primaire interne de son parti. Ce qui lui fait dire avec une certaine justesse et expérience que ces « primaires restent une terrible machine destuctrice pour des candidats arrivés très souvent abîmés par les campagnes internes ». Il n’a pas tort, mais dans le cas présent ou plutôt futur, ce choix n’est-il pas le moins risqué ? Même si deux des ténors actuels, Edouard Philippe et Laurent Wauquiez balaient cette hyptothèse d’un revers de la main. Ils espérent bien (ce qui est très présomptueux pour le second !) compter sur des sondages leur offrant l’espoir de plier le match sans passer par la case primaire…Bon courage !