Ils ne s’aimaient pas vraiment il y a encore quelques mois ! Et ce souper à l’époque aurait pu ressembler à un…dîner de cons, du nom d’une des plus célèbres comédies de Jacques Véber avec le génial duo Villeret-Lhermitte. C’était loin d’être le cas la semaine dernière à l’Elysée où le chef de l’Etat a reçu en toute discrétion, afin que le rendez-vous ne soit pas ébruité, ses deux ministres régaliens, l’homme de l’Intérieur, Bruno Retailleau et son homologue des Armées, Sébastien Lecornu, un habitué lui du « Château » et fidèle parmi les fidèles et homme de confiance depuis plusieurs années du président de la République. Qui aurait pu imaginer voir un jour l’ancien président du groupe des LR au Sénat, qui alors dans l’opposition, a été l’un des plus critiques à l’égard du locataire des lieux, être l’invité du Président pour constituer un trio inédit autour d’une table…dont rien n’a filtré. Une rencontre « intime » et souhaitons-le efficace, facilitée grandement par la bonne relation existant entre les deux ministres depuis la nomination du vendéen en septembre dernier à Beauvau. Ca « matche » visiblement très bien entre le patron de la Grande Muette, avare dans ses déclarations et son « nouvel ami » qui lui aime beaucoup le contact médiatique et la communication. Trop peut-être d’ailleurs où le « premier des flics » rivalise avec son prédécesseur, devenu garde des Sceaux, Gérald Darmanin. Deux fins tireurs. Assurément. Leurs gibiers sont un peu les mêmes et ne sont ni à plumes et pas davantage à poils ! Les deux hommes auraient comme une petite tendance à tirer un peu sur tout ce qui bouge. Deux grands communicants aimant bien les caméras et les micros. Ce qui semble d’ailleurs bien leur profiter en terme de popularité.
Une popularité que n’a pas encore atteinte, loin s’en faut, l’un des plus jeunes braillards insupportables de l’Assemblée nationale dont le départ, lui, n’est pas encore acté. Celui de l’insoumis, puissance dix, « Loulou » Boyard, dit le « petit roquet » qui n’est pas encore au stade d’échanger son écharpe tricolore de député pour enfiler celle de maire de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne. L’issue du match de cette élection partielle, un test important pour les ambitions municipales et nationales de LFI, reste très incertaine. Les trois listes arrivées en tête se tiennent en effet dans un mouchoir de poche avec une prime de seulement deux points pour Louis Boyard devant son adversaire LR Kristell Niami, ancienne première adjointe (26 contre 24 %) et 20,70 % pour la tête de liste communiste faisant cause commune contre LFI avec les « Verts » et le Parti socialiste. Deux autres listes conduites par l’ancien maire divers droite qui, en plein conseil, avait commis un salut nazi, ce qui a entraîné une série de démissions et la tenue d’un scrutin avant l’heure, et un UDI, avec 15 % et 13 % des suffrages, sont en capacité de se maintenir. Ce qui ferait un second tour à cinq listes dans cette ville reprise par la droite en 2020 ! Que feront les deux listes de gauche et les deux autres de droite encore en lice, d’ici à la clôture définitive de l’affiche ? Le désistement ou la fusion de l’équipe de la gauche unie avec LFI, faciliterait bien sûr les ambitions du jeune parlementaire dont les capacités à gérer une ville parmi les plus pauvres de France semblent toutes aussi incertaines, même si la sociologie de cette cité penche sérieusement à Bâbord ! Qui rime dans le cas présent avec sabords avec un « tel capitaine » à son bord…Quel naufrage électif éventuel !
PS: Il est un autre terrain, tout aussi chaud, celui du stade Océane, où l’équipe locale du HAC, en perdant son match entre villes portuaires contre Brest, hier dimanche, a « endossé », comme on dit dans un autre sport, la triste lanterne rouge du peloton du championnat de France de football. Une place de dernier que l’on craignait depuis déjà longtemps. Combien de temps encore les dirigeants du club doyen vont-ils accorder leur confiance au coach local, Didier Digard, dont les jours sont comptés depuis des semaines. Le temps presse ! Et le Kop de supporters gronde de plus en plus…après des joueurs qui ne « matchent » plus depuis des mois avec leur entraîneur à la tête d’une formation restant sur 14 échecs à son passif.