« Le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté » !

Ce fut à l’époque l’un des grands succès du chanteur Guy Béart: « le premier qui dit la vérité, il doit être exécuté ». Toute proportions gardées, et dans un tout autre contexte beaucoup moins poétique et chantant, on aurait pu reprendre ce refrain hier au sein de l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Où l’on a encore vécu une séance pitoyable d’invectives et de deshonneur. François Bayrou a osé persister et signer son crime d’utiliser devant la représentation nationale, le mot « submersion » ou plutôt de « sentiment de submersion » de la vague migratoire dans nombre de villes et de départements et pas seulement celui de Mayotte. Le centriste jugé mou d’antan se serait-il transformé en agent double de l’extrémisme de droite ? Quelle imagination surréaliste ! Le « transformiste » béarnais nous épate vraiment. Chapeau l’artiste. Il faut être sérieux…

La gauche socialiste qui n’a toujours rien compris à la volonté d’une forte majorité du peuple (une nouvelle enquête d’opinions en atteste) d’en finir avec la croissance d’une démographie galopante venue de l’étranger et malheureusement incontrôlée, reste d’une candeur affligeante.

L’immigration resterait une chance pour notre pays ? Les dirigeants socialistes se cachent desespérément les yeux et ne sont pas prêts de les rouvrir. Pour le plus grand bonheur hélas du Rassemblement national qui n’a pas fini d’engager les dividendes de cette situation. Et de vivre de façon très confortable des malheurs et surtout des échecs des uns et des autres. De gauche mais aussi de droite. Un fonds de commerce électoral qui n’est pas près de se tarir.

Mais à partir où l’on ose dire une certaine vérité (ou celle se rapprochant) certes pas vraiment plaisante à entendre on est alors traité de fasciste. Tous ceux qui ne sont pas de gauche sont désormais des fachos. Continuez Messieurs et Mesdames les grands princes de la vertu et vous serez à votre tour submergés. Ca a déjà commencé dans les scrutins de ces dernières années car beaucoup de vos électeurs et électrices des quartiers populaires ne vous suivent plus, pour beaucoup, et ont entendu les sirènes malheureusement extrémistes. Et tout particulièrement sur ce sujet très brûlant et clivant. Car c’est souvent eux en priorité qui souffrent et qui se rendent compte de ce qu’ils vivent au quotidien. Jusque dans les secteurs les plus ruraux (comme dans l’Eure) où le vote RN affole les compteurs, quatre députés, loin d’être des cadors qui plus est, un doux euphémisme) sur cinq ! Et pourtant les « sarrazins », à l’exception de quelques quartiers urbains bien connus à Vernon et Evreux, principalement, n’ont pas envahi, tel un tsunami, ce territoire.

Les mêmes compatriotes que vous avez sacrifiés à cause de votre idéologie bien pensante certes, mais tellement « bisounours » ! Quel mauvais théâtre en cette avant-veille d’examen du vote du budget. Un mot prétexte, cette fameuse submersion, pour refuser aussitôt une énième réunion de négociations entre le gouvernement et les dirigeants du PS, le soir-même et brandir à nouveau la menace de la censure. Combien ce mot risque de nous coûter cher en terme financier avec les enchères supplémentaires mises sur la table par Olivier Faure, Boris Vallaud et leurs copains. Pour compenser éventuellement ce gros mot pesant des milliards. Bonjour l’addition éventuelle pour les contribuables français…Encore davantage si ce budget n’est pas voté et que la France plonge au fond du trou…

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