Ils s’y mettent les uns après les autres. Evidemment le gros coup de colère de Bernard Arnault contre la possible augmentation des taxes (temporaires sur une durée d’un an) dans le futur budget-si toutefois celui-ci est voté-à la charge des grands groupes français pour participer à l’effort national, a eu un écho certain hier mercredi, auprès d’une classe politique nationale déjà très agitée ! La gauche s’offusque sans la moindre surprise d’une telle « traitrise patriotique » et ne manque pas de plaindre le « malheureux » qui déjà n’avait bonne presse! Faut-il rappeler tout de même que son empire pèse près de 170.000 collaborateurs ! On est bien content de les avoir…Son rayonnement mondial dans l’univers du luxe n’est plus à démontrer et ce quel que soit « l’amour » ou la « détestation »que l’on porte au milliardaire. C’est bien connu que l’on aime pas en France ceux qui réussissent.
Le président du groupe LVMH, invité d’honneur de l’intronisation de Donald Trump à Washington, s’est fait menaçant. Il n’écarte pas en effet de choisir la voie des délocalisations vers…l’eldorado américain qui lui fait les yeux doux. Comme le locataire du bureau ovale de la Maison blanche. Trop, c’est trop pour la plus grande fortune française dans le top cinq aussi au niveau mondial. L’intéressé, souvent la cible des plus radicaux, serait tenté de se…faire la malle. Louis Vuitton, bien sûr.
Le président du Medef, Patrick Martin, en a remis une épaisse couche ce matin lors d’une matinale radiophonique, faisant état également de son exaspération devant la lourdeur des charges patronales appelées encore à gonfler comme le bibendum Michelin, dont le dirigeant, dans le même temps, à piqué un coup de sang équivalent. Et ceux d’autres fleurons comme Total, L’Oréal, lui ont emboîté le pas de charge. C’est une révolution dans le monde de l’entreprise, sire ? Les capitaines d’industrie ruent dans les brancards. Le « patron des patrons » lui, comprendrait l’exode des pépites (une bien curieuse conception du patriotisme économique et du made un France) ! Pire, il les encouragerait. Il n’exclut pas en représailles, de bouder le « conclave » sur les retraites devant réunir les partenaires sociaux en vue de l’élaboration du budget, dont la commission mixte paritaire de 7 députés et autant de sénateurs, va se réunir ce jeudi. Une étape là encore décisive pour essayer de parvenir à un compromis. Où les trois représentants du PS, dont le parlementaire de l’Eure, Philippe Brun, vont s’échiner à obtenir des compensations…qui ne vont pas dans le sens des « grands patrons » frondeurs. La journée risque elle aussi d’être chaude dans cet autre huit-clos.
PS: Alors que l’ex-Premier ministre, Gabriel Attal, a annoncé, hier soir, « quoi qu’il lui en coûte politiquement » qu’il n’envisageait pas de concourir à la présidentielle de 2027, une autre candidate encore plus potentielle, Marine Le Pen, aurait changé son fusil d’épaule, sous forme de confidence livrée à son très proche entourage. « Une réflexion longtemps murie » selon son propos. Elle ne serait en effet plus favorable, en cas de nouvelle dissolution ponctuée par une victoire du Rassemblement national, à l’installation de Jordan Bardella à Matignon. Mais bien à sa propre personne. Pourquoi un tel changement ? Elle n’aurait que peu goûté l’attitude de son jeune dauphin à l’occasion notamment du décès du patriarche Le Pen et la propension de son cadet à se pousser du col depuis des mois. Faut-il voir dans cette possible hypothèse également l’incertitude du jugement prévu fin mars qui pourrait la déclarer inéligible pour 2027. Se faire nommer Première ministre ne serait-il pas un joli lot de consolation ?