C’est assez drôle en fait. Même si ça a un coût indéniable pour les contribuables franciliens. Et pourtant Madame la présidente de la Région de l’Ile-de-France, Valérie Pécresse, dont on se souvient du score historiquement le plus médiocre de son camp gaulliste lors d’une présidentielle, n’a pas beaucoup plus de chance avec la production cinématographique qu’elle subventionne régulièrement. Au même titre d’ailleurs que la plupart de ses collègues barons régionaux sur l’ensemble du territoire. Le film subventionné à hauteur de 390.000 euros (ce qui n’est pas rien) une oeuvre considérée comme woke avec une adaption très très libre des « Trois mousquetaires » d’Alexandre Dumas mettant en scène un quatuor non pas de « ferrailleurs » moustachus et virils, mais bien de mousquetaires au féminin au travestissement douteux, n’a attiré pour sa première semaine de programmation dans plus de 150 salles françaises qu’une moyenne haute de…2 spectateurs par séance ! Un bide total. Dommage pour celle qui avait accusé Emmanuel Macron de « cramer la caisse » ! Même si bien sûr elle n’est pas responsable directement de l’échec cuisant de ce film dans les salles obscures. Que d’argent perdu alors que ces bonnes consciences, toutes tendances politiques confondues, réclament de l’Etat qu’il se serre, certes à juste raison, la ceinture…
Ce qui est très éloigné, à titre de comparaison avec la réussite « française » et même mondiale du « Puy-du-Fou » dont le spectacle du soir, la « Cinéscénie » et non pas son Parcours, vient d’obtenir par Rachida Dati, la ministre de la Culture, son acceptation de figurer au titre des créations artistiques permettant aux scolaires de bénéficier du « Pass-culturel » qui lui était jusqu’alors curieusement refusé. Ce qui en soi, me semble-t-il, n’a rien de scandaleux. N’en déplaise aux « rageux » insoumis et aux autres, hostiles à son créateur si honni, Philippe de Villiers…très condamnable par ailleurs pour ses prises de position politiques nationales, mais indéniable auteur, depuis plus de quarante ans et faiseur de succès sportifs, culturels et économiques dans son cher département de Vendée. Dont le « Puy-du-Fou » constitue l’un des plus beaux fleurons d’une région très performante. N’a-t-il pas été au passage couronné à deux reprises numéro un mondial et fait référence en dehors de nos frontières hexagonales.
Dans le cas présent, une autre affiche très cinématographique avec quels acteurs (!) sur la sinistre comédie du pouvoir va nous amener à nous intéresser de très près dimanche à l’élection municipale à valeur de test national de Villeneuve-Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, pour un second tour indécis avec, au final trois listes dont deux de droite, celle de l’ancien maire (auteur d’un salut nazi ayant provoqué nombre de démissions d’où ce rappel aux urnes) ayant refusé de s’effacer au profit de son ancienne première adjointe LR, en situation pourtant de l’emporter, contrairement au candidat UDI appelant lui à faire barrage à LFI et à voter pour la candidate « Républicaine ». Même si ça s’est compliqué cette semaine avec la décision de la tête de liste communiste PC-PS et Verts, en troisième position dimanche soir dernier, de laisser le petit roquet « Loulou » Boyard affronter les deux autres finalistes. L’insoumis n’a pas cédé de sacrifier l’un de ses colistiers pourtant reconnu pour son radicalisme islamiste. Un match à quatre aurait évidemment été plus favorable à l’ex-élue, sans le retrait de la liste de gauche. Qui, en dépit de son opposition vive à la personnalité et à une liste très identifée comme la plus communautaire du territoire préfèrent hélas voter pour leur ennemi politique lui bien identifié. Pour son radicalisme exacerbé dans les couloirs et dans l’enceinte de l’hémicycle. La seule bonne nouvelle de son élection comme maire serait qu’il dégage de l’Assemblée nationale ! Comment comprendre néanmoins que des parlemementaires socialistes raisonnables, tel Philippe Brun, élu de l’Eure, l’un des négociateurs bien en vue pour parvenir à un accord de non-censure de son parti, préfère
son collègue du Nouveau front populaire peu respectable, à une représentante de la droite. C’est terrible ce sectarisme de gauche et cette discipline de vote malvenue…Surtout avec des gens considérés comme des politiques intelligents et porteurs d’avenir au sein de leur famille politique ! Le « petit ours Brun » fait cette fois-ci fausse route en apportant son soutien, même en se pinçant fort le nez, et très gêné, à ce porte-étendard juvénile de la médiocratie…la plus extrémiste !