L’homme qui valait…5 milliards, le coût des compensations offertes par le chef du gouvernement aux socialistes afin qu’ils fassent preuve a minima d’une neutralité bienveillante et ne fassent pas tomber la nouvelle équipe dirigée par le maire de Pau, a réussi son coup. Qu’on le veuille ou non. Même si ça coûte cher, le Premier ministre a indéniablement tenu son pari. Celui de faire passer son budget, la moins pire des solutions pour une très forte majorité de nos compatriotes, au moyen tout de même de l’utilisation du 49-3. Qui n’a pas la même consistance néanmoins que celle passée par « Babeth » Borne, une experte en la matière, qui, elle à son époque, disposait d’une majorité relative ! Ce qui n’est plus le cas pour son successeur depuis la dissolution de juin dernier. Il est donc parvenu à ses fins. Avec une certaine habilité. Là ou avait échoué son prédécesseur, Michel Barnier, cloué sur sa croix, non pas de Lorraine, mais de Savoie (une viennoiserie locale) par le Rassemblement national. Qui cette fois-ci, a décidé de ne pas suivre la position de la France insoumise et de ses « porte-serviettes » du Parti communiste et des écolos. Les seuls à gauche pour suivre comme un « toutou » bien dressé, la parole du bon apôtre ou gourou, Jean-Luc Mélenchon et de ses disciples.
Tout ce beau monde votera donc la censure demain mercredi. En pure perte après l’annonce du PS et du RN qui, en la circonstance, n’ont pas souhaité s’associer à un second chaos. Le premier ayant été déjà évalué à une quinzaine de milliards! Une très grosse « paille » à utilisation unique…
On ne peut pas dire que la France insoumise vive des jours heureux depuis dimanche. Et la lourde défaite, certes transformée en « belle victoire prometteuse » par ses dirigeants, du trublion « Loulou » Boyard, l’ancien syndicaliste lycéen, la mairie de Villeneuve-Saint-Georges. Qu’il croyait prendre dès le premier tour. De profondis. Les citoyens de cette ville du Val-de-Marne ont échappé au pire. Celui de voir la « petite frappe » de LFI et sa clique très communautaire prendre possession des clés de l’hôtel de ville et surtout la destinée d’une des villes les plus pauvres du département.
Au 49-3 appartenant au seul gouvernement, succèdera prochainement son petit frère du 49-2 à petite valeur symbolique, suite à la demande du Parti socialiste d’engager une motion de défiance pour…en compensation, censurer la parole du Premier ministre qui, la semaine dernière, avait osé parler de « sentiment de submersion migratoire ». C’est bien la première fois qu’un parlement devra répondre dans l’hémicycle à ce genre de…déclaration oratoire, qui en toute certitude n’a pas la moindre chance d’obtenir « réparation ». On voit mal en effet les troupes de Marine Le Pen la voter. Et dans le cas présent, LFI n’avait pas tort de crier là à l’enfumage de leurs ex (?) alliés du Nouveau front populaire… Quand aussi la fissure au sein de la gauche unie électoralement devient une grosse crevasse !
PS: L’ambiance est toute aussi à l’apaisement et à l’amour ouf, chez les verts parisiens. Le sénateur Yannick Jadot a finalement très vite renoncé à son intention de briguer les suffrages des électeurs de la capitale. Il avait tenté un genre de quitte ou double en demandant aux quatre prétendants de la primaire écolo de s’engager derrière lui et donc d’enjamber cette échéance interne susceptible d’amener un gros risque de dispersion. Le quatuor de mousquetaires défenseurs de l’environnement, ou supposés tels, dont trois illustres inconnus du grand public (contrairement à l’élu déjà en place, David Belliard, tête de liste d’EELV aux précédentes municipales) n’en a eu que faire ! « La seule notoriété » de Yannick Jadot n’étant pas jugée « suffisante » ils ont donc décidé de se départager. Ce qui à quoi l’ancien candidat à la présidentielle, déçu, leur a répondu « que sa notoriété il ne l’avait pas achetée chez Hanouna, je ne l’ai pas volée, je l’ai construite pendant plusieurs campagnes électorales ».
Toujours est-il que la sénateur de la capitale a rendu en un temps record les armes tout en déclarant qu’il « resterait utile, disponible et mobilisable pour qu’il y ait un rassemblement de la gauche et des écologistes ». C’est beau d’y croire…