Fin du feuilleton à épisodes. Et à suspense. La France a enfin trouvé son budget. Grâce à la neutralité bienveillante à la fois du Parti socialiste et du Rassemblement national qui, faisant fi même d’un budget considéré comme « mauvais » l’ont préféré à une impasse aux lourdes conséquences. La raison de la non-censure l’a emporté et c’est tant mieux. Il n’a pas fallu longtemps à la France insoumise à sortir la sulfateuse pour se venger de l’affront. Quand aux mots très sévères sur la traîtrise de leurs alliés socialistes s’est ajoutée la sortie très rapide d’une affiche…bien préparée à l’avance, illustrant leur colère avec les portraits de Marine Le Pen et Olivier Faure en bonne compagnie du chef de l’Etat en surplomb. On pouvait alors y lire « PS et NR: les nouvelles alliances ». Un visuel qui très vite a déclenché un tollé général allant bien jusqu’au premier secrétaire du PS, Olivier Faure sur X et exigeant des excuses avec une grande célérité. A défaut de les obtenir, il a néanmoins vu avec satisfaction l’affiche être mise à la poubelle. « Jamais une organisation de gauche n’avait mis en avant depuis la fin de la Seconde guerre mondiale un tel visuel mettant une équivalence entre un parti fasciste et le Parti socialiste » s’est même insurgé un ancien insoumis très médiatique, désormais chez les « verts » Alexis Corbière, qui a crié à « la faute morale ». « Ca me fend le coeur a encore ajouté la « souris » verte, Marine Tondelier qui veut toujours néanmoins croire à des retrouvailles amoureuses et surtout électorales au sein du Nouveau front populaire. La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, a même déclaré qu’elle prenait ses distances avec une telle initiative, tout comme une autre collègue députée d’Alexis Corbière qui faisait encore partie de la « bande » LFI avant la dissolution, Clémentine Autin, toute aussi fort « contrite ». C’est dire !
Le député socialiste de l’Essonne, en pointe très acérée depuis des mois avec LFI et ses dirigeants, Jérôme Guedj (un ancien ami de jeunesse étudiante du maire du Havre, Edouard Philippe à Paris) a même été jusqu’à annoncer qu’il « n’y aurait jamais plus d’alliance entre son parti et celui de Jean-Luc Mélenchon « . C’est peut-être encore très précipité. On en reparlera ! Comme l’a été en un temps record retirée l’affiche de l’affreuse discorde ! Trop tard, le mal était fait…avec ce retrait sans excuses.
Une autre campagne d’affichage opérée par les communicants, cette fois-ci de Gabriel Attal, à la tête de « Renaissance » a aussi jeté le froid ces derniers jours au même du parti macroniste annonçant « pour ne jamais oublier » le 80 e anniversaire de la libération des camps de la mort. Dont celui d’Auschwitz avec l’illustration de sa célèbre et sinistre porte d’entrée et ses rails et wagons. Mettre en effet le logo « Renaissance » sur une telle image constitue de toute évidence une faute de très mauvais goût ! Une seconde affichette devait être distribuée dans les boîtes aux lettres et sur les marchés le dernier week-end dernier avec le visage du chef « Gabriel Attal » et ces mots « Non au désordre. Ni LFI, ni RN, le sursaut maintenant ». Une distribution qu’ont refusé beaucoup de militants sur le terrain. Un beau slogan certes, mais quelque peu anachonique après la constitution d’un front républicain contre le Rassemblement national ayant permis à une centaine de députés LFI et Renaissance d’être élus et réélus grace à un désistement salvateur de leurs adversaires ! Ce que répètent à l’envi depuis juillet dernier les troupes de Jordan Bardella et Marine Le Pen.