Même s’ils n’ont pas fait la course en tête, les « bonnets jaunes » de la Coordination rurale ont néanmoins bien tiré leur épingle du jeu dans les urnes et non les bottes de paille, en raflant une quinzaine de chambres d’agriculture lors des élections professionnelles au grand dominant historique de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs. Un basculement donc non négligeable et favorable pour ce syndicat très vindicatif dans ses méthodes d’action sur notre territoire depuis plusieurs années. Notamment dans le sud-ouest, leur fief, où ils ont remporté notamment dans le Lot-et-Garonne la chambre avec 70 % des suffrages. Voilà qui devrait alerter la puissante Fédération nationale et syndicale des exploitations agricoles qui ne règne donc plus en maître absolu sur l’ensemble du territoire national. Le bonheur n’est plus totalement dans le pré pour le syndicat dirigé par un autre Rousseau, Arnaud de son prénom ! Dont l’influence a un peu pali dans ce scrutin aussi très politique.
Il en est un autre d’influenceur, qui lui de nationalité algérienne, de son vrai nom Ali Boualem mais sous nom… »d’artiste » Doualemn très suivi sur les réseaux sociaux, a gagné sur toute la ligne en sortant hier soir libre du centre de rétention de Seine-et-Marne où il était détenu depuis son retour d’Alger. Merci au tribunal administratif de Melun qui a mis fin, selon les propos de ses avocats à cet « acharnement atroce et aveugle » et annulé son obligation de quitter le territoire national. Cet influenceur de nationalité algérienne de 59 ans, multi condamné depuis son installation en France remontant à plus d’une trentaine d’années dont douze passées en prison, et notamment pour trafic de drogues, qui avait été renvoyé en Algérie, mais aussitôt remis dans un avion par les autorités de ce pays, s’était à nouveau fait connaître des autorités françaises en menacant de mort sur TIK-TOK, un opposant au régime dictatorial d’Alger. Ce qui lui avait valu un billet normalement sans retour pour son pays d’origine. Et une nouvelle crise diplomatique sévère entre les deux pays ! Non content d’avoir, espérons-le provisoirement, gagné la première manche et son bras de fer, via ses conseils, avec Bruno Retailleau, pour faute de vitesse et précipitation, semble-t-il, le « malheureux » se verra doté d’une indemnité compensatrice de 1.200 euros lui permettant de régler en partie ses frais d’avocats.
Le ministre de l’Intérieur, qui n’entend pas pour autant désarmer, a décidé de faire appel de cette décision de justice administrative. Qui en dit malheureusement long sur notre état de droit, surtout que lors de cette même journée de jeudi, un autre tribunal de la juridiction de Bordeaux a condamné cette fois-ci la mairie de Biarritz à bannir dans les meilleurs délais (trois mois) le nom historique dans la cité balnéaire du Pays basque (depuis plus d’une cinquantaine d’années) du quartier de la…« Négresse » où se situe la gare de la ville! Une appellation jugée offensante, raciste et sexiste et portant atteinte à la dignité de la personne par l’association « Mémoire et partage » fondée par un élu régional de la gauche en Nouvelle Aquitaine. Un changement de dénomination, une absolue priorité alors que l’on dit que notre justice fait preuve d’une extrême lenteur trop souvent, qui vient après tant d’autres…hélas pas toujours justifiables !