C’est tout de même plus drôle que la succession d’échanges vindicatifs et de séquences de cinéma-on ne risque pas d’assister à la dernière séance houleuse-dans les travées de l’Assemblée nationale! Ca fait du bien de ne pas évoquer les sujets de discordes entre l’exécutif et ses oppositions, les reculades gouvernementales, la dernière en date étant celle du renoncement-certes provisoire-aux nouveaux seuils de la TVA pour les auto-entrepreneurs qui pourrait coûter huit-cents millions de recettes pour l’Etat.
La liste est longue aussi comme ce marquage à la culotte très sportif entre les deux ministres les plus médiatiques, Gérald Darmanin et Bruno Retailleau, les appétits des uns et des autres, l’ouverture d’un débat sur le droit du sol. De nature à faire chauffer les braises de la discorde nationale. Bref: que des motifs de grand amusement ! Que l’on peut préférer néanmoins à celui du « grand remplacement » de Jean-Luc Mélenchon.
Mais ce n’est rien par rapport à l’annonce en ce jour de départ des vacances pour la neige et ailleurs, de l’arrivée des troupes américaines des G.I, mobilisées par leur généralissime Donald Trump, désireux après le Groenland, le canal de Panama et le Canada, en attendant l’occupation de la bande de Gaza pour en faire beaucoup plus tard un nouvel Eden touristique digne de la Côte d’Azur, qui jèterait désormais son dévolu maintenant sur une ville normande. En l’occurrence le chef-lieu du département de l’Eure (on ne prête qu’aux riches et ambitieux) la Cité-Jolie d’Evreux. Un mouvement de troupes et surtout de blindés y a en effet été vu ces dernières heures sur la place du général de Gaulle investie pour une cause beaucoup plus pacifique (comme l’Océan) et festive avec sa tête le général Guy Lefrand, maire de la ville-préfecture et defenseur avec plusieurs de ses adjoints, dont Driss Ettazaoui en charge de la sécurité militaire sur l’agglo, nouvelle cible du Département d’Etat américain, qui juge cette ville comme un territoire très intéressant avec bien sûr son ancienne base aérienne américaine, ses millions de tonnes d’hydrocarbures présents sous l’Iton et les minerais tout aussi précieux et en grande abondance (comme pour le fromage savoyard) au coeur des côteaux de Netreville et Saint-Michel, où le troupeau de moutons entend aussi défendre son territoire des appétits économiques de la première puissance mondiale. Voilà un événement qui ne devrait pas manquer de faire affluer très vite les caméras nationales et mondiales. A l’odeur alléchée de ce grand débarquement !
Et ce n’est pas le chantage d’une très forte hausse des droits des douanes sur les produits manifacturés « made in Normandie » comme le cidre et les fromages et bons produits laitiers qui modifiera l’état d’esprit de nos fiers normands bien décidés à ce que la bannière étoilée de nos vieux libérateurs d’un peu plus de 80 ans, ne remplace pas le blason ébroïcien cher à ses habitants. Bravo à l’imagination récréative et toujours juvénile, via les réseaux sociaux, de l’élu chargé de la politique de la ville de l’agglo, heureusement très vite libérée de cette tentative avortée et surtout imaginaire d’attaque yankee. Et c’est sous les hourras de la foule que l’équipe municipale massée sur la place de la Libération qui n’a pas lésiné (entre nous) sur la potion magique du druide local, a su chasser un bien hypothétique envahisseur ! Qui lui n’avait rien de romain. Les occasions pour rire ne sont pas si fréquentes…