Une Saint-Valentin pas très Républicaine !

Sans les roses mais bien avec les épines ! En meeting dès hier soir à Valence devant ses compagnons, après avoir officialisé quelques heures plus tôt sa candidature à l’élection pour la présidence du Parti des « Républicains » Laurent Wauquiez a déjà envoyé, en cette veille de la Saint-Valentin un joli bouquet de fleurs à l’attention de son rival, Bruno Retailleau. Il n’a pas été tout de même jusqu’à lui offrir un slogan que l’un de ses prédécesseurs candidats, Bruno Le Maire, l’ancien grand argentier à Bercy, avait choisi pour mener campagne « Avec Bruno, c’est le renouveau ». Qui au passage n’avait pas porté chance au député d’Evreux, lors de sa tentative de remporter la bataille interne au sein des LR !

Vous aviez aimé il y a une douzaine d’années le duel Fillon-Copé, remporté de haute lutte par ce dernier, vous allez adorer désormais celui qui va opposer le Vendéen à son challenger du Puy, non pas du Fou, dans un tout autre bocage, mais bien de l’une des entrées sur le chemin de Compostelle, en Haute-Loire ! L’auvergnat d’adoption « électorale » n’est…jamais avare de coups (parfois tordus) lorsqu’il s’agit d’envoyer des vacheries à ceux qui se mettent précisément sur son chemin pas toujours pavé des meilleures intentions. Ca va « saigner » entre les deux hommes dont l’un, tout de même, a joué les cascadeurs à cheval lorsqu’il participait à l’un des premiers spectacles du parc vendéen ! Qui soit-disant, en version Wauquiez, aurait signé un pacte: s’occuper de sa mission de ministre de l’Intérieur et laisser le député du Puy-en-Vélay, reprendre les rênes du parti républicain. « Lolo » s’est empressé de tacler son adversaire, « Nono ». Il ne comprend pas en effet que ce dernier ne se consacre pas entièrement à sa tâche de ministre de Beauvau et trouve le temps de faire campagne. Il semble faire preuve d’une certaine amnésie familiale. Ca n’avait pas empêché Nicolas Sarkozy, à son époque, de cumuler la présidence de l’UMP et son poste à l’Intérieur. Second tacle glissé les deux pieds en avant du parlementaire: « Je ne dois rien à François Bayrou »…Contrairement à l’autre, peut-on l’interpréter ? Ce n’est qu’un début. Cette guerre fratricide promet. En terme de petites phrases plus assassines les unes que les autres entre un favori, Retailleau et un challenger, Wauquiez, qui aura bien du mal en sa situation de tortue (il a été quasiment absent depuis la période Covid et sa présidence régionale, sur la scène nationale) face au lièvre Retailleau. Pour une nouvelle lecture d’une des fables les plus connues de la Fontaine ? Avec tout de même un nombre plus modeste « d’électeurs-lecteurs », guère plus de 10.000 militants à jour de leurs cotisations, aujourd’hui,contre plus de 250.000 du temps de « Sarko » puis du maire de Meaux, Jean-François Copé, suite à la défaite du chef d’Etat sortant face à François Hollande en 2012…

PS: Profitant d’une bonne séquence électorale ces derniers mois, les LR vont devoir remettre le couvert à travers une nouvelle législative partielle dans le Jura prévue dans un délai de trois mois. Et ce après l’annulation du scrutin ayant donné la victoire en juillet dernier à sa candidate, Marie-Christine Dalloz, après que le Conseil constitutionnel ait décidé de « refaire le match ». Et tout ça à cause du Rassemblement national dont le représentant, présent au second tour, ce qui avait entraîné le retrait du communiste du Nouveau Front populaire pour empêcher le RN de s’imposer. Placé sous curatelle, le candidat du rassemblement national n’aurait jamais dû pouvoir se présenter ! C’est quand même très dommage d’en arriver là ! Et la parlementaire LR élue avec 65 % des suffrages devra repasser par la voie des urnes pour retrouver son siège au Palais Bourbon…Une décision jugée « incompréhensive » par l’intéressée…portant un nom connu dans le monde du droit, la bible des étudiants et des professionnels dans les tribunaux !

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