Elles sont fortes, celles-là !

Il ne se passe pas un jour ou presque sans que les…frères siamois du régalien gouvernemental, Bruno Retailleau et Gérald Darmanin, ne se marquent à la culotte, dans le jargon footballistique, en effectuant des déclarations liées à leurs activités de terrain. Nombreuses d’ailleurs. Les caméras et micros bougent beaucoup autour d’eux. Ce sont de bons « clients » des chaînes d’infos en continue, toujours très friandes de leurs déplacements. C’était dans ce ballet bien réglé le tour hier lundi du garde des Sceaux, alors en visite dans la Sarthe, pour visiter l’un des sites sélectionnés pour y accueillir l’heureux élu réservé aux cents plus gros narcotrafiquants. Dont le choix devrait intervenir d’ici à l’été. Quatre établissements restent en compétition interne. Le ministre de la Justice en a profité aussi pour revenir sur la polémique suscitée tout récemment dans la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses. Où une activité ludique et bienfaitrice a profité à une vingtaine de détenus invités à bénéficier de soins du visage. Ce qui peut être considéré comme un peu inattendu en un tel lieu. Certes, c’était le jour de la Saint-Valentin, l’occasion d’un cadeau offert par une école de la cité des violettes. Un geste ô combien généreux mais pas vraiment apprécié au goût du syndicat FO Justice local. Surtout que cette charmante attention venait après une récréation dansante de country survenue quelque jours plus tôt ! A quand des soirées french-cancan, cheppendales, en fonction des goûts, ou débat autour d’un sujet tout aussi sympa: « comment réussir son évasion ou prendre en otages les personnels pénitentiaires ».

Ils ont eu raison d’en profiter car le « surveillant général » de la place Vendôme a mis le hola à ce genre de pratiques festives. Ces activités jugées ludiques ne concerneront à l’avenir que celles liées à la pratique du sport et de l’éducation à la langue française.

La prison toujours avec encore une petite polémique de derrière les fagots avec une association, non pas bien sûr de malfaiteurs, de deux députés que tout oppose ou presque, Antoine Léaument, à ma gauche extrême de la France insoumise et son collègue Ludovic Mendès, représentant le parti macroniste d’Ensemble pour la République. Qui tous deux ont « pondu » un rapport de trois cents pages allant dans le sens de la dépénalisation du cannabis. Ce qui va à rebours de tous les discours de fermeté entendus en raison de la gravité de la situation. Les deux parlementaires assument ce que serait une « véritable révolution, préférable à une concentration de revenus dans le marché noir ». Noir, très noir même. Cette légalisation se ferait sous contrôle de l’Etat. On est rassuré…

Et pendant ce temps-là nos gouvernants européens éprouvent toutes les peines du monde à s’unir-ils étaient hier les invités d’une réunion informelle tenue en urgence par le président Macron à l’Elysée- pour tenter de contrer la rencontre prévue ce jour en Arabie saoudite, où les représentants russes et américains vont s’entendre comment tondre encore davantage le mouton ukrainien. C’est quand même extraordinaire de voir Donald Trump et son homologue du Kremlin, Vladimir Poutine, se rapprocher sur le dos de l’Europe mis devant un fait accompli inacceptable de voir dépecer un état souverain. Comment peut-on accepter un traité de paix excluant à la fois Volodymyr Zelenski et toute participation de ses pays amis du vieux continent, qui non sans raison tentent de rester dans la partie. Alors que le vice-président des Etats-Unis, J.D Vance, en conférence de sécurité organisée à Munich lors du dernier week-end, en bon ventriloque de son patron de la Maison blanche, avait taxé l’Europe « de dérive antidémocratique ». Elle est forte, celle-là ! Surtout lorsqu’elle vient de la bouche d’un grand …démocrate pas très républicain. Ca va être long ces quatre ans avec ce duo infernal dans le bureau ovale…Voire même un trio avec le milliardaire Elon Musk !

Laisser un commentaire