Entre un « petit garçon qui se fait pipi dessus »…et un ancien dirigeant des « verts » réclamant des excuses » !

Il devait y connaître sa petite heure de gloire. C’est raté ! Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, l’un des invités d’un rassemblement international et rendez-vous incontournable des droites très conservatrices mondiales, lors d’une conférence aux Etats-Unis, est reparti plus vite que prévu. Sans prendre la parole. Il s’est exfiltré de lui-même après le geste encore très limite d’un ancien proche de Donald Trump, dans sa première version à la Maison blanche. Ca rassemblait de près ou de plus loin, selon les avis, à un salut nazi. Ce que ne pouvait évidemment pas tolérer et supporter le chef du RN dont l’image aurait été sérieusement écornée par l’attitude de Steve Bannon, incorrigible provocateur comme son ancien patron !

Toujours est-il que le « bon petit soldat de la Marine nationale » a préféré prendre la poudre d’escampette. Ce qui lui a valu de prendre une « soufflante » par le « facho » décomplexé de la bande à Trump. Qui l’a été traité de lâche. « C’est un petit garçon qui se fait pipi dessus ». Un propos bien à la hauteur de ce triste personnage qui en a ajouté une…couche. « Il est indigne et ne dirigera jamais la France. Seuls les hommes ou les femmes à poigne peuvent diriger la France. A choisir je préfère encore votre président actuel, Emmanuel Macron« . C’était bien la peine que Jordan traverse l’Atlantique pour se ramasser une telle avoinée. Il se trouvera probablement mieux accueilli à la Porte de Versailles où déambule ce samedi le chef de l’Etat, dans un climat beaucoup plus apaisé que celui de l’année dernière, au Salon de l’Agriculture, où il va notamment être présenté à la star de cette édition, la vache « Choupette ». C’est chouette le Salon lorsque les agriculteurs ne se transforment pas en taureaux lâchés dans une arène hostile.

Un autre jeune taureau est sorti de son pré carré en la personne de l’ancien patron « d’Europe-Ecologie-les-Verts », Julien Bayou, qui blanchi définitivement quelques heures plus tôt des accusations dont il était l’objet, suite aux deux plaintes déposées par son ancienne compagne pour « harcèlement moral et abus de faiblesse » a planté des banderilles sur le dos de la direction de son ancien parti et notamment de l’illustre porteuse de veste verte, Marine Tondelier, qui avait pris sa succession à la tête du mouvement écolo. Il réclame aujourd’hui des excuses et tout particulièrement de sa part. « Quelle lâcheté, quelle bassesse, quelle frilosité ». En voilà encore une habillée pour la fin de l’hiver…alors que se profile un congrès tendu !

Il en est un autre, le Premier ministre, qui doit aussi, jour après jour, ou presque, répondre aux accusations de ses détracteurs et répéter n’avoir jamais été mis au courant des sévices infligés aux anciens élèves de l’institution Notre-Dame-de-Bétharram. Et ce après qu’une ex-enseignante de l’établissement, lors d’une vidéo diffusée par Médiapart, ait avancé que son ancienne collègue, épouse du maire de Pau, avait eu connaissance de certains faits délictueux. Ce à quoi le chef du gouvernement, interrogé à la suite d’une réunion ministérielle sur la réforme de l’Etat, à Paris, a dénoncé ‘ »une mécanique du scandale. On dit des choses toujours plus insupportables et invraisemblables les unes que les autres », en ajoutant toujours pour sa défense: « Ces protagonistes, je ne les connais pas, tout comme mon épouse. Ce qui les intéresse dans cette affaire, c’est s’ils pouvaient monter un scandale pouvant avoir des conséquences politiques sur le gouvernement et le Premier ministre. Et non le sort des anciennes petites victimes. Et il n’y a rien de plus infâme que de viser la famille de quelqu’un pour l’atteindre politiquement »...La suite au prochain épisode, hélas !

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