L’heure de vérité est arrivée !

Un point semble-t-il pour les partisans de la ligne dure, celle de Bruno Retailleau. Qui hier n’a pas dû trop mal recevoir les propos du Premier ministre concernant le réexamen des accords franco-algériens de 1968, dans le prolongement d’un comité interministériel de contrôle de l’immigration prévu d’ailleurs avant le drame de Mulhouse. Mais ça tombait tout de même bien. François Bayrou a en effet menacé de dénoncer notamment ces accords. Réponse d’ici à un mois et six semaines. Le temps pour le gouvernement français de demander aux autorités d’Alger de réexaminer la totalité des accords, un délai aussi pour permettre à Paris de présenter une liste d’urgence des ressortissants algériens (plusieurs centaines) appelés à retourner dans leur pays de naissance. L’ultimatum semble clair. Comme l’a défini le chef du gouvernement: « s’il n’y avait pas de réponse au bout du chemin, il y a peu de doute que l’on choisira la seule issue possible: dénoncer ces accords. « Mon idée, néanmoins, n’est pas l’escalade. Nous serons néanmoins fermes pour une remise en cause fondamentale de ces textes ». Le débat faisait rage au sein même de l’équipe gouvernementale, après de longs mois de tâtonnements et divisions au sommet de l’Etat sur la bonne stratégie à adopter face aux provocations successives du régime d’Alger ! Le Premier ministre joue de toute évidence la carte de durcissement, même si au final il appartiendra au chef de l’Etat de réviser ou dénoncer les accords. Car le statut quo actuel n’est plus possible. Le but avoué est bien que l’Algérie reprenne au plus vite une partie de ses OQTF…

Outre-Atlantique, Donald Trump continue de souffler le chaud et le froid dans l’attente de recevoir demain vendredi le président ukrainien Volodymyr Zelenski. Il a bien confirmé hier sa volonté d’engager une guerre commerciale contre l’Europe en annonçant des droits de douane qui ne seraient plus portés à 10 % mais bien à hauteur de 25 % pour tout produit européen importé. L’homme qui veut, à l’entendre, la paix, a une stratégie bien précise surtout selon lui que « l’Union européenne a été conçue pour emmerder les Etats-Unis ». Qu’en termes élégants, ces choses-là sont dites ! Une question d’habitude avec ce personnage. Que peut faire le vieux continent pour riposter aux menaces de l’ogre yankee qui ne supporte plus que l’Union européenne tire chaque année une balance fortement excédentaire de ses échanges commerciaux avec le pays de l’oncle Sam! Ca ne peut plus durer. Après la tentative de séduction diplomatique plutôt réussie dans le bureau ovale de la Maison ovale concernant des accords de paix possibles (mais à quel prix ?) le président français Emmanuel Macron et ses collègues vont devoir engager un nouveau consensus et peut-être changer de tactique et sortir en quelque sorte la sulfateuse ! Histoire de démontrer que l’Europe est vraiment apte à « emmerder » les Etats-Unis sur ce dossier qui peut toutefois faire très mal sur nombre de secteurs économiques comme les vins et les alcools, l’agroalimentaire, les parfums et cosmétiques et l’aéronautique. Des pépites tricolores auxquelles on tient tout particulièrement mais qui pourraient prendre cher avec le projet de la Maison blanche plus « va-t-en guerre » que jamais !

Laisser un commentaire