Quelle aubaine. Un pur régal. Le retour de « l’affreux canard » Donald à la Maison blanche, outre celui de placer l’ordre mondial sens dessus dessous, et de « foutre la trouille » à une partie de la planète, a aussi le mérite-si j’ose dire-de permettre à la droite extrême de retrouver ses vieux réflexes de « capitulards munichois ». Comme au « bon vieux temps » des accords de la capitale de la Bavière sous le joug nazi.
C’est sans la moindre surprise que le groupe Bolloré y joue là un rôle prépondérant. Et gagnant par rapport à la concurrence, si l’on se fie aux audiences des chaînes d’infos en continu depuis six mois.
La loi du plus fort doit toujours l’emporter. Et les médias placés sous la coupe du magnat breton au sein duquel journalistes les plus en vue animateurs, influenceurs et leurs invités politiques, ont choisi leur camp et s’en donnent à coeur joie pour taper à longueur de journée sur le président ukrainien, Volodymyr Zelinski, qualifié de tous les noms d’oiseau. C’est bien lui le fauteur de troubles et non le duo Poutine-Trump. Des vrais agneaux de pré-salé ! Et les fake-news en provenance de Washington cuisinées à la sauce du Kremlin ne cessent de faire bouillir la marmite. Les « cuisiniers » de la chaîne CNews sont au fourneau pour nous abreuver souvent de fausses informations, allant jusqu’à même distiller le doute sur ce qui s’est vraiment passé dans le bureau ovale entre la galaxie pro-Kremlin représentée par le duo aux commandes du bombardier américain rejetant la responsabilité de la guerre sur l’Ukraine et l’appelant à capituler . C’est d’autant moins étonnant que la chaîne, navire amiral du groupe, a recyclé plusieurs plusieurs signatures
journalistiques de RT France, le cheval de Troie de la propagande et de la désinformation financé par le Kremlin et interdit en France depuis le déclenchement de la guerre sur le sol ukrainien. En quelque sorte un « à dada sur ma Pravda « ! Circulez il n’y a rien à voir. La Russie poutinienne ne représenterait en rien une menace existentielle pour la vieille Europe forcément intoxiquée par la propagande des médias anti-Trump. On attend avec le plus grand intérêt de connaître les conséquences aussi économiques sur les inconséquentes et irresponsables hausses des taxations des produits « made in Europa » décidées par Trump. Qui en invente tous les jours dans son magasin de menaces. Les répercussions sur le pouvoir d’achat de ses compatriotes risquent d’être sévères. Et plus vite que prévu. Leur annonce a déjà produit en début de semaine un petit tsunami boursier à Wall-Street avec un dévissement non négligeable des différents indices et des sondages à la baisse du locataire du bureau ovale. Qui pourtant ne cesse de se vanter de ce qu’il a déjà fait depuis son retour. Et le « fou du roi », Elon Musk, a terme, a bien des soucis sérieux à se faire. Ca ne badine pas outre-Atlantique dans le monde de la finance, surtout après des années prospères sous le règne du démocrate Biden, encore accusé de tous les maux et insulté par son successeur lors de son discours du Congrès la nuit dernière. Le plus long de l’histoire d’une durée d’une heure quarante avec seulement quatre minutes consacrées à l’Ukraine.
C’est sûr que son annonce de faire une pause arrêt sur la suspension de l’aide militaire américaine ne méritait pas davantage ! Pour lui pas de souci: Volodymyr va se coucher lâchement et en plus lui offrir sur un plateau doré ses minerais rares !
Et pendant ce temps là reste la quadrature du cercle autour d’une question essentielle pour l’Europe: où trouver les 800 milliards pour financer le réarmement en faveur de la défense européenne proposée par « frau » Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne ? En France, Emmanuel Macron, qui parle ce soir, à 20 heures, à ses compatriotes à juste inquiets de la tournure des événements, préfèrerait semble-t-il, à la mobilisation de l’épargne des Français, la création d’un livret dédié au financement de la défense qui, selon ses voeux, pourrait faciliter cet effort de guerre de façon à porter de 2 à 3,5 % ce budget défense du PIB ! Pas facile en ces temps de grande disette …économique en France et à l’extérieur de nos frontières ! Où ça ne va pas plus fort…