Ariane qui rit et Elon Musk qui pleure le fil de ses déconvenues dans le monde de l’espace ! Comme quoi le « fou du roi » Trump, est également soumis aux échecs sévères depuis son arrivée dans la galaxie trumpienne. Sa méga fusée a une fois encore explosé en vol après son décollage, comme en janvier dernier, générant une constellation non pas d’étoiles brillantes mais des débris incandescents au dessus des Caraïbes allant jusqu’à provoquer un arrêt momentanné du trafic aérien dans ce secteur géographique. C’est d’autant plus mal…tombé, c’est le cas de la dire, qu’en même temps ou presque son rival dans la Guerre des étoiles, qui elle n’est pas cinématographique, Ariane 6, réussissait son premier vol commercial, emportant à son bord un satellite français militaire de la plus haute (forcément) importance dans ce contexte, après un contre-temps lundi obligeant le vol a être reporté à ce jour.
Voilà une bonne nouvelle pour la France et l’Europe qui, aussi hier, sont parvenus à obtenir à Bruxelles l’aval de l’Union européenne pour réarmer le vieux continent. Un succès indéniable dont s’est évidemment félicité le chef de l’Etat français (même si tous reste à faire en terme de dégagement des 800 milliards promis par la présidente allemande de la Commission européenne) qui quelques heures plus tôt s’était pris une « baffe » de son grand ami Vladimir, le comparant à Napoléon, ce qui en soi se révèle plutôt flatteur, mais dont la fin de règne ne fut pas, il est vrai, très glorieuse avec la retraite de Russie opérée par les troupes de l’aigle impérial en 1812. Qui après atteint Moscou, en flammes, durent ensuite connaître leur Bérézina et un repli désastreux. Une page de l’histoire qui évidemment satisfait l’autocrate du Kremlin qui s’amusa en esquissant même (événement rare) un sourire en déclarant « qu’il existait encore des gens voulant retourner aux temps de Napoléon en oubliant comment ça s’était terminé ». Ce qui lui valut quelques heures plus tard une réponse toute aussi piquante d’Emmanuel Macron: « Napoléon menait des conquêtes, la seule puissance impériale que je vois aujourd’hui c’est bien la Russie, impérialiste révisionniste de l’histoire et de l’identité des peuples. Son président a dû se sentir piqué du fait que nous avons démasqué son jeu ». Fin très provisoire d’une guerre des mots…
La population corse fière de son empereur n’a pas trop apprécié cette comparaison. Pourvu que du côté d’Ajaccio, de Bastia et de Calvi, et de l’ensemble du si beau territoire insulaire, touché dans son amour propre on ne se prenne pas à l’idée d’envoyer des troupes de l’Ile de Beauté pour venger l’affront fait à l’Histoire avec un grand H. Histoire de planter un drapeau à la tête de Maure sur la place Rouge au pied du Kremlin. Ils recevraient en l’occurrence tous mes encouragements…Vive la Corse et ses clémentines et ses autres spécialités gastronomiques et ses paysages de rêve. Bien agréables en ces temps sombres.
PS: Plus sérieusement, la maire de Lille depuis 24 ans, Martine Aubry, surnommée la « mère des 35 heures » sous le gouvernement Jospin en coproduction avec DSK, alors ministre de l’Economie et des Finances (un habitué non pas du célèbre beffroi de la capitale des Flandres françaises ) mais ex-client assidu d’un d’hôtel qui n’est pas celui de la ville, a annoncé hier sa décision d’avancer la date de son départ à la mi-mars. Elle souhaitait un an avant l’échéance municipale laisser son fauteuil de première magistrate à son premier adjoint, Arnaud Deslandes, 42 ans qu’elle espère voir reprendre le flambeau électoralement à la tête d’une nouvelle génération d’élus. Un passage de relais qui, comme à Paris, ne s’annonce pas aisé pour le successeur de la dame Martine, à la tête d’une capitale régionale en bien meilleure santé économique et d’image que sa grande soeur parisienne. Le député PS de la ville espérait bien prendre le leader-ship de cette équipe qui, en 2020, avait frôlé la correctionnelle en évitant de peu une défaite face aux Verts. Même décapitée par le départ forcé de son député Adrien Quattenens, la France insoumise ne désespère pas non plus rafler la mise à gauche ! Voilà un scrutin des plus indécis en perspective…