Battus un jour mais heureusement « recyclés »…

Battus un jour, recasés un autre ! Trois anciens ministres de l’ère Macron, victimes pour deux d’entre-eux de la sentence de la dissolution, ont repris du service et pas à n’importe quelque poste. On pourrait y ajouter un quatrième et pas le moindre en la personne de l’ancien ministre et président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, qui, ce samedi, va étrenner son beau fauteuil de président du Conseil constitutionnel, l’un des plus beaux fromages de la République après les neuf ans passés par Laurent Fabius à la tête des Sages de la rue de Montpensier. L’ancien Premier ministre de François Mitterrand, avec ses huit collègues vient d’entériner ce…vendredi, soit la veille de l’arrivée du breton, l’annulation de l’élection de l’élu du Rassemblement national, Arnaud Sanvert, qui n’aura donc pas le temps de se faire connaître au sein de l’hémicycle de l’Assemblée nationale ! Plusieurs recours dont celui du parlementaire sortant issu de Renaissance (qui s’était retiré du second tour pour faire barrage au candidat RN) avaient été déposés dans la 5 e circonscription de Saône-et-Loire pour des erreurs de comptages de voix dans deux bureaux de Châlon-sur-Saône et dans un autre bureau de la « circo ». Le maire du chef-lieu de département, Gilles Platret, un LR pas franchement macro-compatible, qui, lors de la triangulaire avec le vainqueur et une candidate du Nouveau front populaire au second tour, avait obtenu 28 % des suffrages n’écarte pas l’hypothèse de « remettre le couvert » lors du nouveau scrutin prévu d’ici à quelques semaines. Alors que ce même jour le Conseil des « Sages » a rejeté en revanche d’autres recours formulés. « Fafa » ne pouvait pas tout de même terminer sur un comité de la hache !

Toujours est-il donc, côté chance, que l’ancien ministre délégué des Transports et député de Paris, Clément Beaune, situé à l’aile gauche de la Macronie et l’un des macronistes de la première heure, n’est pas resté en…plan et sur le bord de la touche bien longtemps, puisqu’il a été nommé en remplacement de François Bayrou à la tête du Commissariat au Plan. Qui lui a priori n’occupera pas cette « honorable » fonction de la plus…haute importance à titre bénévole comme « Lou Bayrou ».

Son ex-collègue du gouvernement et ancienne députée de Nantes, sous les couleurs du MoDEM, Sarah El Haïrai, battue par son adversaire insoumis pris depuis en flagrant délit d’achats de stupéfiants auprès d’un mineur dans les couleurs du métro à Paris, elle aussi victime de la dissolution, va rejoindre d’ici peu le Haut-Commissariat à l’Enfance, créé pour compenser la disparition d’un secrétariat ou ministère dédié justement à l’enfance. Bienvenue au club des élus « recyclés » (que dénoncent les oppositions qui feraient probablement de même s’ils retrouvaient le camp de la majorité), comme l’ancienne ministre de la Transition écologique, Barbara Bompili, une ancienne membre « d’Europe-Ecologie-les-Verts » convertie au macronisme depuis 2017 et élue députée sous cette couleur avant d’être promue ministre entre 2020 à 2022. Et désormais nommée ambassadrice de l’Environnement. Bravo pour ce « recyclage » dont on ignore encore les véritables contours. Un peu à l’image de celui occupé plus au nord (les banquises du Pôle) , il y a quelques années, par la toujours très disponible (un peu comme Manuel Valls qui lui a retrouvé une place de choix comme ministre d’Etat!) Ségolène Royal, toujours prête à servir la France à l’approche de chaque remaniement ministériel où elle se montre de façon très régulière d’une grande douceur à son égard, mais qui, devant ses échecs répétés depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron, reprend chaque fois ses critiques acerbes contre le chef de l’Etat après chaque déception personnelle ! On attend la prochaine…

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