« Nous étions en guerre contre un dictateur, nous nous battons désormais contre un dictateur soutenu par un traître ». Le « capitaine Fracasse du verbe », Claude Malhuret, sénateur centriste de l’Allier, proche d’Edouard Philippe, dont on connait l’éloquence verbale à la chambre haute du Sénat, a encore frappé avec sa charge musclée contre le binôme des Etats-Unis. Un vrai petit joyau bien serti, qui, en quelques jours, est devenu viral sur les réseaux sociaux et viril en France et aussi aux Etats-Unis, où il est devenu en quelque sorte le chouchou des anti-Trump. « Washington, c’est aujourd’hui la cour de Néron, un empereur incendiaire, s’est-il encore exprimé, avec des courtisans bien soumis et un bouffon sous kétamine chargé de l’épuration de la fonction publique vidée de plusieurs dizaines de milliers de fonctionnaires jetés à la rue ». Elon Musk mais pas Elon Must qui, à travers l’Europe et à moindre niveau aux Etats-Unis, commence à payer très cher sa connivence avec « Néron-Trump ». Notamment à la tête de son empire automobile fragilisé de Tesla avec la dégringolade de ses actions et les attaques dont font l’objet ses véhicules à travers le globe et tout particulièrement en Europe et Allemagne.
Le président américain s’est même trouvé dans la situation, ce dernier week-end, entre deux nouvelles parties de golf en Floride, de démentir une sérieuse algarade qui se serait produite entre son secretaire d’Etat aux Affaires étrangères, Marco Rubio et son « bouffon sous kétamine ». Bonjour l’ambiance au sein de la Maison blanche !
Cette déclaration de huit minutes lancée de la tribune du palais du Luxembourg par l’ancien maire de Vichy, largement relayée outre-Atlantique, a fait mouche. L’heure de gloire d’une « gueule » comme on en aimait au siècle dernier dans le cinéma américain. Un physique à la Yul Brynner avec son crâne rasé, mais en plus fluet que l’ancienne star russo-américaine d’origine suisse et mongole, très appréciée en France. Et pas seulement pour ses sentiments francophiles. L’un des acteurs rendus célèbres avec ses interprétations du western culte « Les sept mercenaires » et aussi les « Sept salopards », un film de guerre tourné au début des années 80.
De guerre ou de perspective de conflit mondial, il en est aussi beaucoup question après les récents propos jugés alarmistes et approuvés de façon majoritaire dans l’opinion, du chef de l’Etat. La guerre des mots fait rage après les déclarations successives du Duc de normandie, Hervé Morin, le même qui, il y a moment…d’égarement lointain s’était planté sur sa présence comme témoin du Grand débarquement des troupes alliées en juin 44 sur les plages normandes. Un fait historique ô combien constestable qui, à l’époque, avait bien fait rire dans le Landerneau normand puisque l’ancien ministre de la Défense de « Sarko » est né en août 61 dans l’Eure, à Pont-Audemer! Peut-être ce jour-là avait-il abusé d’un jus de pomme de son cher terroir.
Plus sérieusement et aussi amicalement, le président de la Région Normandie, a été suivi dans sa fronde…anti propos alarmistes et au passage anti-Macron primaires par les médias de la galaxie Bolloré qui lui ont ouvert depuis avec le plus grand plaisir leurs micros, caméras et pages de lecture. Et aussi par d’autres politiques de droite comme le président de l’Union des maires de France et édile de Cannes, David Lisnard, qui, ce matin, a décerné sur les ondes de C.News, la chaîne des « grands résistants » au pouvoir présidentiel actuel, une palme d’or du non-alignement à un autre président, celui occupant l’Elysée. Un palais qu’il ne lui déplairerait pas d’occuper à son tour en 2027. La route « royale » jusqu’au 55 de la rue du faubourg Saint-Honoré, en dépit de toutes ses qualités, sera bien longue, si l’on en juge son incapacité, à l’instant T à « imprimer » dans les enquêtes d’opinions où il ne pèse pas dans sa propre famille politique des Républicains. Et pourtant il ne manque pas d’Energie, le nom de son mouvement interne….