La droite républicaine n’avait pas besoin de ça pour ne pas afficher au grand jour ses divisions. A propos cette fois-ci des prochains chantiers législatifs. Avec, à l’horizon le plus bref possible, la réforme du scrutin municipal « PLM », à savoir Paris-Lyon-Marseille défendue par le chef du gouvernement, François Bayrou. L’un de ses principaux ministres et pas le moindre en terme de poids politique, Bruno Retailleau, ne cache pas son désaccord à l’égard de cette réforme. Contrairement à l’une de ses collègues ministre de la Justice et candidate déclarée à la succession d’Anne Hidalgo à l’Hôtel de ville parisien. Qui pourrait être la chef de file du socle commun englobant macronistes et républicains. Très favorable à cette loi qui permettrait enfin que chaque électeur pèse une voix alors que les maires d’arrondissement LR y sont totalement opposés, souhaitant également conserver la représentativité géographique au Conseil de Paris. Une opposition reprise en choeur par les 131 sénateurs LR soutenus par leur président, Gérard Larcher, qui parle d’une « proposition de loi improvisée ». Une improvisation qui date tout de même depuis quelques années ! Un véritable serpent de mer des deux côtés de la Seine. Rives droite et gauche. Le président de la Haute-Assemblée doit d’ailleurs rencontrer Rachida Dati prochainement pour lui faire part de ses sentiments alors que Laurent Wauquiez, le patron du groupe de la Droite républicaine à l’Assemblée, est resté bien silencieux jusqu’alors sur ce projet. Un contre-pied par rapport à son…adversaire de la présidence nationale de LR, Bruno Retailleau, n’est pas totalement à exclure. A Lyon, la droite y voit là le possible réquilibrage entre le centre-ville face à la concurrence de la métropole. A Marseille, la même droite ne la voit pas plus d’un bon oeil…du fait de la forte menace du Rassemblement national qui pourrait profiter électoralement de cette réforme.
Il y avait un front uni hier en revanche à droite pour rendre hier un hommage sincère à l’une des personnalités les plus marquantes de la « Chiraquie » de ces quarante dernières années. En la personne de Jean-Louis Debré, ancien maire d’Evreux et président de l’Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel, disparu à l’âge de 80 ans. Quel parterre de personnalités réunies en la cathédrale Saint-Louis-des-Invalides. Nombre de ministres, surtout des ex, anciens Premiers ministres (Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Michel Barnier) et l’actuel, François Bayrou, un ancien président, François Hollande, et tant d’autres aussi du monde de la télé, où travaille l’un de ses fils, Guillaume, comme Jean-Claude Narcy, très longtemps résidant dans la circonscription de JLD dans l’Eure, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet. Sans oublier bien sûr Claude Chirac, la fille du « grand Jacques », particulièrement émue et soutenue par l’ami indéfectible de la famille, François Baroin. Quelques proches d’Evreux, comme son maire, Guy Lefrand, à qui Jean-Louis Debré, donna sa première chance dans la ville préfecture comme à l’une de ses adjointes, Coumba Dioukhane, en 2001, ne pouvaient pas ne pas être là. Comme la compagne à la ville comme à la scène du disparu, Valérie Bochenek, avec qui il fit ses premiers pas sur les planches de théâtre, il y a un peu plus de trois ans. Son dernier grand rôle je « jeune comédien » qui fit dire dans son propos à l’intéressée: « Jean-Louis avait l’habitude de regarder derrière le rideau, avant le début chaque représentation, pour être rassuré qu’il y avait bien du monde dans la salle. Il avait une obsession, celle de ne pas devenir vieux. Ce matin, il peut être satisfait, « c’est complet »…Et ce même si, selon la volonté de la famille de JLD, il n’y avait pas pour cette dernière séance émouvante de place de réservée. Un départ en toute simplicité à l’image de l’homme…qui avait deux passions son havre de paix, le Cap-Ferret et l’écriture. Qui recevra vendredi prochain à 12 heures, dans sa ville d’Evreux un ultime hommage en présence de Yaël Braun-Pivet et du « régional de l’étape » et ministre des Armées, Sébastien Lecornu et de Guillaume, le fils de Jean-Louis, toujours présent comme son frère et sa sœur, Victoire, la bien nommée, lors des scrutins ébroïciens et notamment lors de l’élection de leur père en mars 2001 à Evreux !