Guerre militaire, guerre économique entre les Etats-Unis et le reste du monde, et même guéguerre politique en France. Les dégâts colatéraux ne sont évidemment pas les mêmes à l’heure où l’on ne parle que de coups de force. Et également du retour des « tueurs » en Syrie, pays n’ayant connu qu’une paix toute limitée que pendant trois mois après l’effondrement du régime de Bachar el Assad et l’arrivée d’un ex-islamiste radical soi-disant repenti. Une foutaise bien sûr dans une région du monde où tous les pouvoirs dictatoriaux ces quinze dernières années ont été remplacés souvent par pire et c’est peu dire ! On déplorerait déjà plus de 2.000 victimes toutes issues du mouvement religieux allaouite, à la tête de ce pays placé sous dictature de la famille Assad, père et fils pendant 54 ans !
Le microcosme politique français, toutes proportions gardées bien sûr, traverse aussi à l’horizon de ses élections internes, des courants un peu agités. Moins ils ont de sympathisants et de militants et plus ils se déchirent « entre eux » pour tenter de s’emparer d’une parcelle de pouvoir. Dernier exemple en date au Parti socialiste qui verra au moins deux candidats s’affronter pour s’installer dans le fauteuil de Premier secrétaire du PS qu’espère bien conserver l’actuel capitaine de l’équipe, Olivier Faure. En piste pour un nouveau tour. Qui va donc retrouver sur sa route son opposant du dernier congrès, le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, qui avait failli l’emporter, et le président du groupe à l’Assemblée nationale, Boris Vallaud, le compagnon à la ville de l’ancienne ministre de l’Education de François Hollande, Najet Vallaud-Belkacem. Un peu la surprise la chef car on ne l’imaginait pas briguer ce poste jusqu’à ces derniers jours. Il n’est pas impossible que d’autres prétendants se présentent sur la ligne de départ pour le congrès prévu en juin. On parle également dans les couloirs du Palais Bourbon d’une candidature possible du député de Louviers-Val-de-Reuil, Philippe Brun, qui en l’espace de seulement deux ans, est bien monté dans la hiérarchie du parti. Lui, comme tant d’autres, et notamment les Républicains, où les chapelles s’additionnent les unes aux autres, a créé son propre mouvement et ne manque pas d’ambition…Avec la seule certitude pour les uns et les autres de voir le nombre de leurs adhérents grimper un peu en flèche à l’occasion de ce scrutin. Les divers candidats en lice vont s’y employer sur l’ensemble du territoire et le soufflé retombera ensuite très vite…
Chez les Républicains, personne n’ignore que les peaux de bananes en promotion vont tapisser le sol et que les couteaux entre Laurent Wauquiez et Bruno Retailleau seront bien aiguisés pour ce scrutin dont le vainqueur partira avec un réel avantage sur l’autre en vue pour un autre festin: la cuisine de l’élection présidentielle de 2027.
En attendant le climat a été très orageux hier dans les travées de l’hémicycle où l’ensemble des députés, divisés à droite et à gauche, a voté finalement sur un large score (288 voix pour et 54 contre) une résolution visant à saisir les avoirs russes dans le cadre d’un texte de soutien à l’Ukraine. Globablement, les élus de la France insoumise et communistes, nostalgiques peut-être de l’ancienne URSS, ont suivi en quelque sorte la position du…gouvernement peu désireux de suivre ce gel des avoirs, alors que le RN s’est abstenu. Comprenne qui pourra et voudra dans ce tumulte ambiant.
Comme pour l’histoire d’une taupe en rien soviétique mais travaillant pour le compte de l’Algérie (un dossier très sensible en ce moment) débusquée dans une sous-direction du ministère des Finances. Où un fonctionnaire franco-algérien, soupçonné d’avoir livré des informations confidentielles sur des ressortissants et des opposants algériens vivant en France, a été mis en examen. Peut-être pourrait-l’on échanger avec l’écrivain franco-algérien, âge de 80 ans et qui malade vit croupi dans les gêoles algériennes ? Et comme souvent dans ces histoires, il fallait suivre la piste de la…femme, une employée de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, avec qui l’espion aux pattes et yeux de velours de Bercy entretenait une relation en rien diplomatique ou financière…Ou pas seulement ! Vive l’amour. Sans fuites néanmoins…