« Au revoir Jean-Louis, Merci Monsieur DEBRE ». C’est en ces termes que le maire d’Evreux, Guy Lefrand, a notamment rendu hommage à l’un de ses prédécesseurs, celui qui toujours selon ses mots « lui a tout appris en politique et d’abord de placer l’humain avant les choix techniques et tant apprécié des Ébroïciens qui peuvent témoigner de sa disponibilité à leur égard ». Un sentiment partagé très probablement par la foule de plusieurs centaines de témoins amis ,mais aussi adversaires politiques de l’hommage sincère et populaire qui lui a été rendu ce vendredi sur la place de l’hôtel de ville de la préfecture de l’Eure en présence de nombre d’élus du département et de la présidente de l’Assemblée nationale. Une « maison » qu’il a tant aimée ! Pas la dernière à témoigner combien son prédécesseur avait marqué l’histoire du Palais Bourbon et sa ville. A quelques pas seulement de son ancienne permanence de député au troisième étage d’un bâtiment modeste comme le déclarera dans son propos son fils Guillaume (tout le portrait craché de son papa, marque de famille dans cette dynastie à la fossette au menton) qui alors très jeune accompagna souvent son illustre père lors de son premier mandat. Sur ces mêmes lieux et sur les routes de la circo ! Les premières marches d’une ascension politique ponctuée par la présidence du Conseil constitutionnel. Avec un clin d’œil réussi de sa photographie prise justement chez les Sages et sélectionnée pour orner la façade de l’hôtel de ville…Si proche elle aussi de l’une de ses réalisations (la découverte des berges de l’Iton) comme premier…magistrat ( qu’il fut aussi dans sa carrière professionnelle avant d’embrasser celle de sa politique). Comme son père, Premier ministre du général de Gaulle.
Une toute autre époque que n’a pas connue un autre chef de gouvernement plus récent…en la personne d’Edouard Philippe. Qui hier dans un entretien au « Figaro » n’a pas été tendre avec l’actuel locataire de Matignon ! En jugeant « complètement hors sol la discussion sur les retraites » lancée par François Bayrou. « Un conclave aujourd’hui dépassé du fait de l’effort de défense demandé ». « Nous n’avons pas le luxe de pouvoir choisir entre le terroriste islamiste et les menaces russes. Ceux qui ne veulent pas voir cette dernière menace paraissent, a-t-il encore ajouté, le mors aux dents, « d’une grande naïveté ou d’une grande hypocrisie ». Le maire du Havre et candidat déclaré à la présidentielle de 2027, d’enfoncer le clou dans la croix, en se payant encore l’action de son homologue maire de Pau: « J’ai vu le travail proposé par le Premier ministre aux parlementaires. Je ne crois pas qu’il soit marqué par une densité exceptionnelle ». Quel hommage, pas vraiment de la même nature que celui lancé sur les berges de l’Iton à Evreux. Quand Monsieur « Doudou »piétine avec une grande énergie l’action de l’un de ses successeurs. Le « boxeur » a lâché ses coups au…menton du chef du gouvernement !