Un « niet » malheureux et une intelligence artificielle coupable !

Déjà à moitié « mort-né » le « conclave » syndical sur les retraites a encore pris du plomb ce dernier dimanche sur les flancs et dans les ailes. Ou comment François Bayrou, en prononçant un petit mot de trois lettres: « non » sur le retour à 62 ans, (en perspective aussi avec la situation internationale et les charges financières de réarmement de notre pays ) a mis le feu aux poudres en allumant la mèche pour la mettre sérieusement en péril, provocant une réaction « nucléaire » dans la majorité des syndicats, la CGT la jugeant « scandaleuse » et la CFDT « incompréhensible » alors que le chef du gouvernement leur avait promis, en la lançant, que ces « négociations se dérouleraient sans tabou ni totem » sur l’âge de départ. Mais qui vraiment pouvait imaginer que le nouveau gouvernement envisagerait « manger son chapeau » et revenir à l’âge initial voté lors d’un 49-3 sous une équipe alors dirigée par Elisabeth Borne ? Pas grand monde, si ce n’est une représentation syndicale et des oppositions politiques toujours arc-boutées sur cette question d’âge.

Même si le ministre de l’Economie, Eric Lombard, s’est efforcé quelques heures plus tard de tenter de rassurer ses interlocuteurs en répétant que « c’était aux partenaires sociaux de décider de l’issue de ce « conclave » en prenant bien soin de ne pas reprendre à son compte le niet de Matignon. Le mal était fait…suite à cette nouvelle bévue de communication de « Lou Bayrou ». Qui, s’il a raison sur le fond, s’est comporté de façon très maladroite sur la forme. Une fois encore. Ca commence à faire beaucoup depuis son installation sur la rive gauche parisienne, il y a trois mois. Ce n’était décidément pas le meilleur week-end pour le maire de Pau, qui sans les frères Lebrun, les pros de la petite balle, s’est livré à une partie de ping-pong verbale et sportive avec Edouard Philippe, le président de Horizons lui aussi en conclave national avec ses cardinaux et troupes à Lille…C’est peu dire que les deux hommes ne sont pas en situation de rapprochement, même s’ils appartiennent tous deux au bloc central. Ca pourrait laisser des traces déjà dans un avenir rapproché !

C’était aussi « c’est les nerfs » cher à notre regretté Coluche, ce même dimanche sur un plateau de télévision où l’auteur de cette phrase historique « La république c’est moi » a remis le couvert et resservi un non moins célèbre « Taisez-vous » même si son interlocteur n’était plus Jean-Pierre Elkabbach lors d’un débat resté lui aussi dans les mémoires de la télévision des années 80. Les années de gloire du duo irrésistible Coluche-Le Luron. S’emportant avec violence comme il sait malheureusement le faire, Jean-Luc Mélenchon, refusant de répondre à une question sur la caricature antisémite d’un visuel sur Hanouna et plusieurs de ses collègues « stars » des chaînes Bolloré, réalisée par la France insoumise (source d’une nouvelle polémique) a perdu ses nerfs: « de quel droit vous me posez cette question ? Ça suffit, ça suffit maintenant ». En éructant de façon disproportionnée contre le journaliste…Ses principaux lieutenants dont le coordinateur général de LFI, Manuel Bompard, n’ont pas davantage plaidé coupable tout en refusant de voir là un quelconque caractère antisémite de la caricature, mais bien politique à l’égard de certains journalistes. En regrettant néanmoins qu’il ait été fait usage de l’intelligence artificielle pour la conception du graphisme. Une défense quelque peu lunaire et peu convaincante en la circonstance…Comme si maintenant les radicaux de LFI avaient besoin d’utiliser l’IA pour « voler dans les plumes » de leurs opposants ! Leur rage n’est pas artificielle elle…

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