Le Bosphore tangue ! Et avec lui le croissant blanc sur fond rouge. La couleur du sang. L’espoir revient avec la possibilité pour la Turquie d’espérer des jours meilleurs. Et surtout plus libres. Certes rien n’est gagné, mais le pouvoir du président autocrate Recep Tayyip Erdogan semble vaciller. En témoigne le vent de fronde régnant principalement à Istanbul où dès manifestations monstres ont lieu depuis l’arrestation du très populaire maire de la ville sinon capitale, mais néanmoins phare en terme économique et touristique de l’ancien empire ottoman. Ekrem Imamoglu, qui hier dimanche devait être intronisé comme candidat de son parti à la prochaine présidentielle. Coïncidence ! Vous avez dit bizarre, mon cousin, comme c’est bizarre, pour reprendre une célèbre réplique de l’acteur Louis Jouvet à Michel Simon !
L’ancienne et riche Constantinople gronde. Surtout que celui qui est aussi le principal opposant politique dans son pays à Erdogan a même été « embastillé « pour une accusation de corruption et même faits de terrorisme. « L’arme des dirigeants dans ces pays totalitaires où la foi s’éloigne de la loi ! Est-ce le début de la fin pour un régime corrompu vivant sous le joug de ce puissant « monarque » lui-même ancien édile de la ville lumière turque qui, comme son adversaire d’aujourd’hui, eut aussi le « privilège » de connaître les affres de la prison. Avant de faire carrière dans la politique et d’occuper le fauteuil de président à Ankara. Ne dit-on à tort ou à raison que « celui qui tient Istanbul tient la Turquie ». D’une main de fer comme Erdogan dont le parallèle avec Poutine (ils sont arrivés au pouvoir pratiquement dans les mêmes années) semble évident même si sa volonté expansionniste n’est pas identique. Même si le dictateur turc aurait bien aimé redonner une vie à l’ancien empire parmi les plus puissants jadis de la planète. Un espoir déçu ! Le dictateur n’a pas trouvé mieux que d’emprisonner sa « bête noire » et successeur à Istanbul à un tournant peut être historique. Car emprisonner à tour de bras, faire taire ses opposants dans les rues par une violente répression pourraient ne pas suffire à permettre à ce dictateur à sauver « ses fesses ». Pas très propres depuis plus de vingt ans ! L’espoir fait vivre mais ne rêvons tout de même pas trop en ce début d’une journée très judiciaire où un vrai monstre sacré du cinéma, Gérard Depardieu, va devoir se présenter devant ses juges et ses deux accusatrices. Et là il ne s’agit pas d’une fiction !