Jeanne d’Arc, comme l’histoire nous l’a raconté, entendait, paraît-il, des voix ! C’est d’autres…voies qu’il s’agit, cette fois-ci, avec les hommes et femmes du rail. Dès qu’ils entendent le mot « ponts » ils font des grands bonds pour prononcer leur antienne préférée: la grève ! Bonjour la galère en perspective (beaucoup d’entre eux risquant de rester à quai mais pas OK) pour les usagers de la SNCF, après le préavis de grève déposé par le syndicat Sud-Rail pour une période allant tout de même du 17 avril au 2 juin. Et ce à la demande des contrôleurs et de leur collectif CNA, déjà à l’origine du mouvement social dur pendant les fêtes de Noël de 2002. C’est fou ce qu’ils aiment les fêtes ces gens-là, surtout pour empêcher d’autres d’en passer de bonnes chez leurs proches et de perturber le trafic. Comme par hasard pendant tous les ponts du printemps du jeudi soir au lundi matin. Seul celui de la Pentecôte serait épargné. Quelle générosité. Elle mérite toutes nos félicitations. Et là encore, comme toujours ou presque, initié pour des revalorisations salariales et des conditions de travail jugées insatisfaisantes. Les cheminots réclament notamment une augmentation minimale et mensuelle de 100 euros de leur prime de travail, qui peut aller tout de même jusqu’à un quart de leur rémunération. Les contrôleurs, en cas de forte mobilisation-ce qui n’est pas encore acquis-pourraient ainsi faire …dérailler les congés de leurs compatriotes, même s’ils se défendent de « vouloir embêter les français ». Mais ils rejettent la responsabilité de ce nouveau mouvement sur la direction de la SNCF qui, selon les syndicalistes, « ne bouge que si nous instaurons un bras de fer ». Faute avouée n’est pas toujours pardonnée !