« Un système global et optimisé » avec Marine Le Pen dans le rôle principal d’organisatrice ! Les mots de la présidente de l’audience correctionnelle du tribunal de Paris, sont durs, précis et sans la moindre équivoque à son égard. Les 9 élus et les 12 assistants parlementaires du Front, puis du Rassemblement national, ont été reconnus coupables ce midi d’un détournement de fonds publics étalé sur 11 ans. Une très longue période pendant laquelle Marine Le Pen et ses amis ont détourné une somme estimée à 4,1 millions. A un moment où le parti , en échec électoral, éprouvait de graves difficultés financières. Ce qui en rien ne justifie ces manipulations pour profiter de la générosité du parlement européen floué financièrement par des manoeuvres « hors la loi » (votée par les parlementaires) en non les juges !) permettant à certains cadres du mouvement de non pas officier comme de véritables attachés parlementaires, mais bien comme « travailleurs » au seul profit du parti « mariniste » et mis en place par le patriarche Jean-Marie, ce dernier ayant bien profité du système. Même si la présidente du tribunal n’a pas enregistré le moindre enrichissement personnel à l’encontre de tous les prévenus.
Ce qui n’est pas un détail d’une histoire judiciaire avec un épilogue sans merci pour celle qui a confié les « clés du camion » à Jordan Bardella. Le couperet est donc tombé sur la totalité des prévenus. Toutes et tous coupables. La députée, et déjà candidate à trois présidentielles, est sortie de façon prématurée, en colère, pour rejoindre dans la foulée le siège du RN, sans même attendre le nombre de ses années d’inégibilité. Les mâchoires serrées, elle n’a pas dit un mot à sa sortie (se réservant pour un JT de 20 heures) et pas davantage en arrivant au siège parisien de sa formation pour une réunion de crise au sommet avec Jordan Bardella. Le moment était grave. Très grave. Et encore plus vers 13 heures, où la sentence définitive est tombée: quatre ans de prison dont deux fermes avec un bracelet électronique, 100.000 euros d’amende mais aussi et surtout cinq ans d’inégibilité avec une exécution provisoire portant mal son nom puisque immédiate. L’équivalence d’un hors jeu pour le scrutin de 2027. La peine qui était la plus redoutée en interne, même si l’intéressée ne l’imaginait absolument pas. Un véritable tremblement de terre qui, sauf miracle désormais en appel, l’empêchera de disputer un quatrième round présidentiel. Celui dont elle était la favorite indéniable si l’on se fie à sa cote de popularité dans les enquêtes d’opinions. Des sondages qui ne font pas l’élection jusqu’à preuve du contraire. Reste que la sévérité du jugement va faire l’objet d’un débat très lourd non seulement du côté de la droite extrême qui criant au scandale ne s’attendait pas à pareil séisme et de toutes les familles politiques, forcément partagées sur l’événement et surtout sur le jugement synonyme de carton rouge. Evidemment Marine Le Pen en compétition, ce n’est pas la même chose que son probable remplaçant, Jordan Bardella ! Quand le plan B s’avance d’une case pour devenir le futur titulaire du rôle du…jeune premier. A tous les niveaux . Le même, qui, il y a quelques mois, avait choqué une partie de ses propres amis, en se prononçant favorable à ce que tout candidat au sein de sa formation ne puisse l’être après avoir été condamné ! Alors que nombre d’élus de droite et de gauche ont parlé d’une « journée très noire pour la démocratie » avec une accusée: la justice ! Jugée coupable d’une décision politique pour empêcher Marine Le Pen de se présenter. Ce qui ne l’empêchera pas en revanche de conserver son mandat de députée contrairement à celui de conseillère départementale.
Comme c’est bizarre la Hongrie et la Russie ont été les premières à l’international, à déplorer cette décision judiciaire « d’une extrême sévérité » ! Les « Je suis Marine » vont fleurir dans nos campagnes et villes très rapidement ! Et la statue de martyre de l’intéressée commencée à être érigée dans le « royaume de France » Une nouvelle Jeanne d’Arc est née…Faut-il également se souvenir d’un slogan cher au père de Marine au siècle dernier dans ses affiches : « Tête haute et mains propres » ! Nous en sommes bien éloignés aujourd’hui.
PS: Un ouf de soulagement-certes provisoire-a dû envahir l’enceinte du Stade Océane, au Havre, dimanche après-midi, où les « ciel et marine » sur le fil du rasoir » ont remporté une victoire précieuse (3-2) face à l’un de leurs concurrents directs pour le maintien, en l’occurrence le FC Nantes. Les « canaris » en jaune et vert de la Loire-Atlantique se sont en effet inclinés sur la plus petite marge à deux minutes du coup de sifflet final. Mais l’essentiel était là pour les Havrais, qui , en « soldats combattants » préservent leurs chances de rester en Ligue 1. Il faut toujours y croire. En position actuelle de barragistes, les hommes de Digard, maintiennent le suspense. Et c’est déjà pas mal…vu leurs résultats à domicile !