Alors qu’une journée noire s’annonçait ce matin à l’ouverture non seulement pour les bourses européennes entre moins 6 et moins 7 %, mais également quelques heures plus tôt sur les places fortes boursières en Asie, encore plus touchées avec un record (depuis 1997 !) à la baisse de l’ordre de 13 % à la fermeture, à la corbeille de Hong-Kong, « l’honorable » Donald Trump disséquait en toute tranquillité sur l’obligation de traiter le mal par le mal. N’est-ce pas le même qui, il y a quatre ans, invitait ses compatriotes à boire des bouteilles d’eau de Javel pour combattre le COVID ! Les leçons médicales du docteur Trump, on s’en passerait bien…alors qu’il est en train de tirer une balle dans le pied de sa propre économie. Et de la nôtre hélas ! Est-il besoin de rappeler que les fonds de pensions américains paient ses retraités. Et lorsque les bourses de New-York s’effondrent, ça va aussi très mal pour les malheureux. Et que dire des actifs qui vont aussi payer très cher cette folie des dirigeants républicains. Les nouveaux amis milliardaires du président américain vont très vite déchanter après ces premières pertes colossales. Et ses fidèles électeurs aussi ! La bourse c’est sacré aux States ! Et sa dégringolade ruineuse. Avec aujourd’hui le remake du film « Apocalypse now » dans le registre d’une guerre boursière et d’un jeu de yoyo autour des corbeilles ou corneilles à l’occasion de ce lundi noir !
En France, cette belle journée dominicale a donné lieu à quelques batailles de chiffres concernant les trois meetings organisés par le parti présidentiel de « Renaissance » prévu lui de longue date contrairement à ceux du Rassemblement national et d’une partie de la gauche à l’initiative de la « souris verte », Marine Tondelier qui ouvrait, si j’ose dire, le bal. On ne peut pas dire que la foule était au rendez-vous. La République si chère à la « Merluche » a accouché d’une grosse souris. Voire la montagne Sainte-Geneviève d’un rat bien parisien. Guère plus de 5.000 personnes et encore ! Un gros échec à n’en pas douter. Les militants de LFI devaient devaient être en déplacement sur la « Côte fleurie » et Deauville, le XXI e arrondissement parisien. Boutade…
De l’autre côté de l’échiquier, on n’a pas non plus pulvérisé les scores place Vauban, loin d’être remplie. Et pourtant ce site ne fait pas partie des plus vastes de la capitale. Qui, il est vrai, n’a jamais représenté un fief électoral pour le parti à la flamme et à la…flemme dominicale. Tout au plus 8000 militants et sympathisants si l’on se réfère au syndicat policier, Alliance, si proche du RN, pour l’essentiel des provinciaux du nord et du sud, bastions du RN, venus soutenir leur « idole » Marine Le Pen, victime comme chacun sait d’un attentat judiciaire. C’est d’ailleurs assez cocasse que la toujours prétendante à la présidentielle ait fait référence dans son propos à une autre victime historique d’un attentat lui meurtrier outre-Atlantique, celui-ci ayant coûté la vie au pasteur Martin Luther King, le 4 avril 1968, venu soutenir la cause des éboueurs de Memphis au Tennessee ! Curieuse comparaison.
Cette journée dominicale très politique qui n’a pas intéressé grand monde dans le landerneau parisien, a surtout donné l’occasion à plusieurs des candidats potentiels de se découvrir d’un gros fil en vue de 2027. Un premier véritable tour de chauffe à blanc. Avec une table ronde organisée le matin par le président de Renaissance, Gabriel Attal, qui y recevait notamment Edouard Philippe et François Bayrou. Le président de « Horizons » a marqué sa différence de ton en ouvrant beaucoup plus ses bras à destination de la droite, du centre et de la social-démocratie, pour devenir un « bloc républicain et démocrate » que « Gaby » qui, l’après-midi, a cogné fort essentiellement sur Marine Le Pen. Sa tête de…turque alors que sa charge sur Jean-Luc Mélenchon et ses sbires a été en revanche beaucoup plus timide. On retiendra bien sûr sa petite phrase bien travaillée: « qui vole paie »…En référence bien évidemment aux détournements de fonds opérés par le Rassemblement national à Bruxelles. Pas de quoi toutefois gêner aux entournures le fameux « Manneken Pis » de la capitale belge…et les professionnels de la victimisation du Rassemblement national !