Ca fait causer sur les quais de gare ! Et là il ne s’agit pas des prochaines grèves des cheminots prévues pendant les vacances de printemps, nouvelle appellation de la pause scolaire de Pâques, et même au-delà, que vont subir les usagers du rail. En Normandie comme ailleurs. Un grand nombre de maires et parlementaires, tous issus de la gauche, viennent d’apporter leur paraphe à une lettre ouverte envoyée au ministre des Transports, Michel Tabarot. A qui ils témoignent à la fois leur colère et appréhension quant à des travaux importants prévus sur la ligne Paris-Cherbourg-en-Cotentin. Certes ce chantier n’est pas pour demain, même après-demain, puisqu’ils sont prévus pour démarrer sur une durée de trois mois à la hauteur de Bréval, dans les Yvelines, entre juin et octobre 2028 ou 2029 pour la reconstruction à l’identique du remblai d’Apremont et du tunnel du site. Mais son impact est annoncé comme particulièrement inquiétant si l’on se fie toujours à la supplique des élus des territoires concernés, à savoir que la desserte ferroviaire, sur ce secteur, sera interrompue totalement. Avec toutes les retombées négatives qu’elles génèreront pendant cette très longue durée que ce soit en termes économiques et territoriaux sur trois des départements traversés, l’Eure, le Calvados et la Manche. Surtout qu’il est d’ores et déjà prévu dans son prolongement d’un trafic encore perturbé puisque limité sur une seule voie, encore pendant des semaines supplémentaires. Avec une allure d’escargot peu comestible à 40 km/heure ! Est-il besoin de rappeler que des milliers d’usagers fréquentent chaque jour cette ligne, pour leurs déplacements privés et professionnels. Quel « bordel » en perspective. Déjà que le réseau normand ne brille pas par son excellence. Et pas seulement au passage…au niveau des horaires respectés ! Une situation régionale qui, il y a quelques années, avait conduit l’ l’ancien patron de la SNCF, Guillaume Pépy, toujours selon les signataires de cet appel au secours, de signifier que la Société nationale des chemins de fer « avait un dette à l’égard de la Normandie ». Un région quelque peu maltraitée depuis des lustres en terme ferroviaire. Les turbos trains des années soixante-dix mettaient moins de temps à l’époque pour rejoindre la capitale parisienne et le « bout du monde » du Cotentin !
Il n’en fallait pas plus pour l’opposant socialiste ébroïcien du maire actuel, Timour Veyri, de profiter de « l’occase » pour s’en prendre à son collègue de l’assemblée régionale, Guy Lefrand, aussi vice-président de la Région Normandie. Un bon sujet de polémique, qui n’en doutons pas, ne manquera pas d’être bien exploité lors des prochains scrutins municipaux et régionaux, désormais dans la ligne de mire de nos chers élus…
Changeons de décor pour méditer gravement sur la parution depuis quelques jours d’infos plus extraordinaires les unes que les autres, sur un site de la Toile se voulant parodique lié au club phare de la cité portuaire du Havre. Qui certes peut prêter à sourire lorsqu’y découvre des arrivées de prestige comme celle de l’ancien champion du monde Patrick Vierra comme entraîneur du HAC repris par un milliardaire saoudien. Mais beaucoup moins lorsqu’il annonce la disparition, suite à un accident de la circulation dans la ville de ses exploits sportifs à la tête de l’attaque des « ciel et marine » pendant des saisons, d’un des meilleurs joueurs de l’histoire du club doyen ! Là, c’est vraiment pousser le bouchon très loin…et dépasser la mesure acceptable…On ne peut pas rire de tout !