Evidemment avec la forte actualité sur les marchés boursiers, et les rétropédalages chaque jour ou presque, du président Trump, le dernier en date et non le moindre étant la suppression de la hausse de tarifs douaniers sur les ordinateurs et smartphones, il a été peu question toute la semaine de la réforme de la loi électorale Paris-Lyon-Marseille dite PLM. Le texte, contrairement à ce qu’avait été initialement prévu par le Sénat, hostile à cette révision, est en effet passé à l’Assemblée nationale grâce à une alliance jugée baroque entre le bloc central, la France insoumise et le Rassemblement national, des partis politiques assez peu représentés dans les grandes métropoles. Ceci expliquant peut-être cela. La majorité sénatoriale, avec à sa tête Gérard Larcher, fait la soupe à la grimace. Elle craint en effet d’y perdre des grands électeurs, les mêmes qui votent pour élire leurs sénateurs. Les membres de la Haute assemblée qui devront rendre leur verdict en juin prochain ne goûtent pas franchement que l’on modifie les règles du jeu à moins d’un an du scrutin municipal. Ils dénoncent ce qui apparaît à leurs yeux comme un flou général autour de la répartition des compétences entre conseillers de quartiers et les mairies centrales. Et pour un certain nombre d’entre eux les conséquences d’un texte aussi jugé également sur mesure pour favoriser l’actuelle ministre de la Culture, Rachida Dati, dont l’ambition suprême est bien de s’installer dans le fauteuil de sa grande rivale, Anne Hidalgo qui ne se représentera pas.
L’autre « Gégé national », Gérard Larcher, contrairement au patron des sénateurs centristes, Hervé Marseille, second pilier de la grande maison du Palais du Luxembourg, favorable lui à ce changement, va donc réfléchir avec ses amis politiques sur des amendements futurs de façon à limiter la casse lors du prochain examen de ladite loi…
Bienvenue au club, c’est ce qu’ont dû penser tous les élus, petits et grands soumis à la « Grande inquisition judiciaire » sainte ou pas sainte, surtout en cette semaine pascale, dont sont de plus en plus victimes ceux portés à des responsabilités politiques par la voie des urnes. Le dernier en date étant le « khmer vert » très clivant de Lyon, Grégory Doucet, rattrapé lui aussi à son tour par la patrouille. Et placé en garde à vue toujours très désagréable dans un climat politique déjà très tendu, dans le cadre d’une enquête pour détournement de fonds publics. Comme dirait l’autre, un certain « Sarko » « Si à 70 ans, t’as pas ta Relaxe, t’as raté ta vie » comme le titre avec humour à sa Une le « volatile du mercredi », le « Canard enchaîné » , cette semaine…Rolex ou pas au poignet, l’ancien président de la République, toujours le pied enchaîné, saura en septembre prochain s’il est relaxé ou pas dans son procès libyen où une peine de prison ferme de 7 ans a été requise contre lui…
PS: Elle a gravé son nom et de quelle manière dans le pavé de la gloire, celui offert aux hommes comme aux femmes vainqueurs de la plus grande des classiques cyclistes de la saison, Paris-Roubaix, qui hier samedi, a souri à notre championne olympique Pauline Fernand-Prévot (qui court sous les mêmes couleurs jaunes que les champions au masculin de la Visma Lease a bike). C’était sa première participation à cette épreuve et en même temps la première victoire féminine française dans cette épreuve qui aujourd’hui sourira a priori beaucoup moins aux coureurs français. L’enfer du nord qui plus est couru en partie sous la pluie ce dimanche, tournera rond ou pas rond sur les pavés autour d’un probable duel entre le « cannibale » slovène, Pogacar, le « fils spirituel » du champion belge Eddy Merckx, lui aussi néophyte dans cette classique qu’il dispute pour la première fois et son inévitable rival challenger, le petit-fils de notre « Poupou » national, Mathieu Van der Poel…