Cavalier seul insoumis à Evreux et reconversion dans les livres pour le Poutou bordelais !

Il y a certes un hippodrome à Evreux, mais pour autant cela n’empêchera pas la France insoumise de faire cavalier seul dans la course des municipales dans la ville chef-lieu de l’Eure. Echec et mat dans la négociation notamment avec la gauche socialiste, déplore le porte-parole départemental de LFI. Qui espère néanmoins que des hommes et femmes de sensibilité écolo, communiste et même socialiste, les rejoindront dans la dernière ligne droite. Le parti « mélenchonesque » sait ce qu’il représente et pèse en terme électoral dans la ville aux « Cent ponts ». Il reconnaît d’ailleurs humblement ne pas disposer des forces militantes et sympathisantes pour présenter les 44 noms de la future liste. Aussi va-t-il s’employer à convaincre ses amis et travailler à un programme conforme à son identité nationale, puis choisir sa tête de liste et de « rajouter une surcouche démocratique ». La sauce nationale ne le serait-t-elle pas ? Quelle horreur ! On ne peut évidemment pas l’imaginer…

S’il avait réussi à faire parler de lui, en raison de sa notoriété nationale médiatique, celui qui aspire aussi briguer les suffrages des électeurs de la capitale de l’Eure, l’ancienne voix du Rassemblement national reconverti dans les cuisines zemouriennes, Jean Messiha, se fait très discret depuis l’annonce de sa candidature en février dernier. Ne viendrait-il plus ou moins souvent sur les rivages de l’Iton où réside sa belle famille ?

Plus au sud, c’est une autre capitale, celle de la Gironde, Bordeaux, qu’a choisie l’ancien camarade révolutionnaire d’un autre eurois connu, Olivier Besancenot, dont il a pris la succession à la candidature présidentielle aux trois derniers scrutins, Philippe Poutou, a décidé d’abandonner progressivement la politique à l’âge de 58 ans (il est jusqu’en mars prochain toujours élu municipal à Bordeaux) pour embrasser une nouvelle carrière professionnelle après ses longues années d’ouvrier chez Ford dans la banlieue bordelaise. Il a décidé en effet avec sa compagne de racheter (avec les sous de ses indemnités reçues il y a quatre ans, après la fermeture de son usine à Blanquefort) une librairie après le départ à la retraite de son occupante. Une boutique bien identifiée au nom « Les 400 coups ». Où l’intéressé va donc se reconvertir dans un espace commercial où il affichera la couleur « d’une gauche, indépendante et engagée ». C’est sûr que les titres vendus vont clairement s’afficher à bâbord des rayons. Il n’est pas assuré d’y voir comme clients les magistrats du palais de justice voisin en plein centre-ville. Il s’embourgeoise le Poutou …Encore que nul ou presque n’ignore que Bordeaux est la ville accueillant l’Ecole nationale de la magistrature où font leurs classes nombre de futurs représentants très à gauche du Syndicat de la magistrature, dont on parle régulièrement ! Forcément dans les meilleures pages de la chronique judiciaire…

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