Des délires de persécution sans le moindre frein !

Les grands patrons français n’hésitent plus désormais à donner de la voix. Très tonique. La preuve ces derniers jours avec l’intervention musclée et sans la moindre équivoque d’Olivier Andriès, directeur général de Safran (100.000 collaborateurs basés sur tous les continents du globe) et de l’empereur du luxe à la tête du groupe LVMH, Bernard Arnault.

Invité à s’exprimer sur le sujet des freins à l’industrialisation d’une énième commission d’enquête à l’Assemblée nationale, celui qui préside aux destinées d’un fleuron industriel mondial issu d’une fusion de Snecma et Sagem, réalisée il y a 20 ans, et spécialisé dans la construction aéronautique civile et militaire, a tapé du poing sur la table en répondant à ses interlocuteurs . « Notre groupe, désormais, évitera d’investir dans des villes détenues par une majorité écologiste. Une réaction épidermique motivée par l’hostilité manifestée par le groupe « vert » de la municipalité de la ville de Rennes (gérée par une maire socialiste plutôt elle favorable à cette implantation industrielle ) et ses sympathisants qui depuis des mois ont combattu ce projet créateur d’environ cinq cents emplois sur un site au sud de la métropole bretonne.

Qui au passage avec sa proportion à faire la une de l’actualité la plus sombre avec ses excès de délinquance meurtrière, ses fusillades souvent mortelles, sur fond de trafic des narcotrafiquants, n’a vraiment aucune leçon à donner ! » Nous n’avons pas vocation à recevoir des tomates » ajoute encore le patron de Safran d’une façon bien sûr imagée. Et peu importe leur couleur, verte ou rose-rouge, pourrait-on ajouter avec malice. Même si la situation n’est guère propice à la plaisanterie, comment ne pas comprendre la réaction de ce dirigeant peu enclin à accepter l’oubli de « l’intérêt général et cette attitude qu’il juge égoïste ». On peut imaginer l’accueil réservé à la réponse de la députée « verte » parisienne, Sandrine Rousseau, jamais avare d’explications osées: Avec en la circonstance cette saillie empreinte de tellement de bon sens (défense de rire) : « Aujourd’hui, l’aviation qu’elle soit civile et militaire n’est pas une industrie d’avenir. La priorité, c’est bien que l’on prenne en compte le réchauffement climatique. 500 emplois créés pour quoi faire ? s’interroge-t-elle. « Si c’est pour détruire la planète. » On ose imaginer ce que le pouvoir d’éventuels « khmers verts » à l’époque aurait pu entraîner comme conséquences sur l’emploi dans une autre métropole comme celle de Toulouse, le berceau aéronautique français et même mondial autour de Airbus avec ses dizaines de milliers d’emplois. Elle n’est pas vraiment prête à décoller sur la bonne piste l’intégriste parlementaire qui ne loupe jamais une occasion pour… »déconner » ! Et sans le moindre frein pour l’arrêter dans ses délires de persécution…Un premier projet lui aussi conséquent en terme d’emplois créés avec le même groupe avait déjà dû être annulé à Lyon il y a deux ans avec les mêmes opposants à la tête d’une métropole « verte » !

Dans un tout autre genre, Bernard Arnault, qui a perdu sa place dans le trio des milliardaires (il n’est plus « seulement » que septième » après le tsunami boursier causé en grande partie par son ami d’Amérique, Donald Trump) s’en est pris lui aux technocrates de Bruxelles qui, selon, lui doit apaiser ses tensions avec Washington et d’une façon générale avec les Etats-Unis, dont tout de même la responsabilité est sérieusement engagée dans la guerre économique qu’il livre depuis deux semaines aux dirigeants des pays européens et asiatiques. « Ce serait la faute à l’Europe si on parvenait pas à obtenir une zone de libre échange entre celle-ci et son partenaire américain. Une solution doit être trouvée ». Il va sans dire qu’il pense en priorité à fructifier ses relations commerciales avec un continent pesant plus de 25 % de son chiffre d’affaires…Reste que la savoir-faire de ses « petites mains » travaillant dans ses usines est bien français lui et pas forcément transférable de l’autre-côté de l’Atlantique où il menace toujours de s’implanter à plus grande échelle…en fonction des événements futurs !

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