Non, le vice-président des Etats-Unis, J.D Vance, le dernier dirigeant de la planète et loin d’être le meilleur à avoir vu le pape François, de son vivant, la veille de sa mort, n’est pas l’homme qui a tué le souverain pontife. L’enquête, a priori, ne sera pas nécessaire. Mais il n’empêche: ce dangereux réactionnaire, n’a pas dû lui faciliter son dernier chemin de croix ! Son dernier visiteur ne devait pas néanmoins être trop inquiété. François ne méritait pas ça. Peut-on rire-un peu-de tout. Evidemment non lorsqu’il s’agit d’un ultime départ. Surtout celui du premier des catholiques, François, parti, comme un symbole le lendemain de la célébration pascale, victime d’un AVC. « Chers frères, chers soeurs, joyeuses Pâques », tels ont été ses dernier mots publics sonnant à quelques heures après la fin de ses douze années de pontificat. Son ultime souffle tellement beau. Il aura été jusqu’au bout de ses forces. Et pas très loin de mourir sur scène comme aimait à l’espérer et chanter, Dalida. Comparaison n’est évidemment pas raison ! J’implore votre miséricorde et pardon.
A ce jour, une seule certitude, au risque de me voir excommunié par mes chers lecteurs et lectrices, je vais lancer une vérité peu contestable, celle que son successeur sera bien à la fois, catholique et un homme. Marine Le Pen n’a pas donc la moindre chance de concourir à la sainte élection. Et pas davantage Jean-Luc Mélenchon que des esprits saints et taquins de la Toile ont hier, quelques heures après l’annonce de sa disparition, pas la sienne, mais bien celle l’évêque de Rome, a été troqué en futur pape. Reconnaissons, mes chers frères et soeurs lecteurs qu’il ne porte pas si mal l’habit papal, le « curé défroqué » de la France insoumise. Qui miracle a tout de même tenu des propos chaleureux, avec bien sûr quelques réserves, à l’égard de celui considéré à juste titre comme le pape des déshérités et des plus humbles. A celui qui, de toute évidence, à travers ses nombreux et lointains voyages à travers le monde-qui le lui reprochera ?-présente le plus mauvais bilan carbone de l’histoire du Vatican. C’est étonnant que les vertes Marine Tondelier et Sandrine Rousseau, n’aient pas « ramené leur fraise » en ce jour de grande tristesse.
Dans la même veine j’espère un peu humoristique, le « pape » des dialoguistes, Michel Audiard, n’aurait probablement pas renié certaines phrases chocs, souvent drôles, douces, acerbes, ironiques, des citations laissées sur un portait « éparpillé puzzle » que laissera le Saint-Père.
J’en ai sélectionné quelques unes d’un genre très différent:
« La Méditerranée est en train de devenir un cimetière froid sans pierre tombales. Je vous en prie, arrêtons ce naufrage de civilisations. Nous sommes tous des migrants ».
Ou encore : « si une personne est homosexuelle et cherche le seigneur avec bonne volonté, qui suis-je pour la juger ». Sur l’Eglise, « je me sens parfois anticlérical: l’esprit de cour est la lèpre de la papauté. Je voudrais une Eglise pauvre pour les pauvres » et sur le clergé: Avec une tête d’enterrement, vous ne pouvez pas annoncer Jésus ». Et cette petite dernière sur le mariage: témoignage de son humour: « je donne toujours ce conseil aux nouveaux époux: disputez-vous autant que vous le voulez. Si les assiettes volent, laissez-les. Mais laissez jamais la journée sans faire la paix ».
Un homme qui aime par ailleurs les enfants et la jeunesse à travers tous les continents et sait se faire aimer d’eux, ce qui est beaucoup plus compliqué, ne peux pas être totalement mauvais…Loin s’en faut ! Même si l’on pouvait ne pas toujours être en accord avec la totalité de ses déclarations et prises de positions à la fois progressistes et clivantes dans sa défense notamment des migrants dont il avait fait l’une de ses priorités.
Ses obsèques seront célébrées ce samedi à 10 heures sur la place Saint-Pierre comme l’ont décidé ce matin les cardinaux réunis en congrégation générale, prélude à l’organisation du conclave. Avec pourquoi pas, bonne mère, un futur pape français, nommé cardinal il y a deux ans, l’évêque de Marseille, Jean-Marc Aveline, 66 ans, nommé à la tête des évêques de France élu avec 80 % des voix.
Un pape marseillais ou corse, ce ne serait pas une mauvaise galéjade ! Même si le pronostic, avec une dizaine de « papabili » possibles, dont l’un des favoris, italien, numéro deux du Vatican, Pietro Parolin, reste très incertain pour ce vote auquel participeront 135 grands électeurs dont cinq français. Et là il ne s’agira pas d’un match de football, avec tirage de maillots et vilains tacles, puisqu’il aura pour cadre prestigieux, non pas le stade du Vélodrome où François foula la pelouse à l’occasion de sa seule visite sur le territoire français (même si sa petite phrase « je ne suis pas venu en France mais à Marseille ») ne lui attira pas que des applaudisements, et bien sûr à Ajaccio, en décembre dernier, mais bien la chapelle Sixtine, au Vatican, sous la voute du plus célèbre plafond de la Renaissance, signée Michel-Ange…A Dieu pape François !