Un Premier ministre « frappé au coeur » et sur le terrain en…prison avec deux de ses ministres !

Trois ministres dont le Premier, François Bayrou, en déplacement en Isère, qui, en cette journée de mercredi, s’est aussi déclaré « frappé au coeur » pour une toute autre affaire personnelle, celle liée aux déclarations-révélations de sa propre fille, aujourd’hui âgée d’une cinquante d’années, une brillante agrégée, professeur de lettres en classe préparatoire à Bordeaux, qui a brisé le silence sur les sévices physiques reçus alors qu’elle se trouvait en camp de vacances alors adolescente. Au sein aussi d’une congrégation gérée semble-t-il par l’institution paloise. Qui, dans un livre témoignage sorti ce jeudi, « Le silence de Bétharam » co-écrit par l’une des victimes du personnel de cet établissement religieux dans le années 80, Alain Esquerre, un lanceur d’alerte à qui l’on doit ce voile levé sur un demi-siècle de climat de « goulag » et de terreur au sein de l’institution proche de Pau. Là où le scandale a éclaté…probablement alimenté par la personnalité de l’ancien ministre de l’Education nationale, poste qu’il occupait alors en 1996. Une cible de choix pour ses détracteurs et tout particulièrement par ses opposants de la France insoumise, ces derniers ayant provoqué la tenue d’une commission d’enquête, prévue à la mi-mai. Une de plus ! Du pain bénit pour porter des accusations sur les connaissances qu’il pouvait en avoir.

Toujours est-il que l’ainée de François Bayrou, a brisé l’omerta, quarante après les faits de violence dont elle a été victime, comme tant d’autres. En dédouanant totalement son père qui, pas plus que sa mère, n’avaient été informés de cette souffrance enfouie depuis si longtemps. A ce jour 208 plaintes ont été déposées dont une centaine à caractère sexuel commises entre 1957 et 2018. Elle n’en avait jamais parlé et pas davantage donc à ses parents. Est-ce un tournant, alors que son père a répété à plusieurs reprises qu’il n’avait pas eu connaissance des faits d’une gravité extrême reprochés pendant toutes ces décennies. Des générations d’enfants et adolescents poussés dans un climat de terreur, tabassés, humiliés, violentés et violés par des figures de l’autorité. Une seule de ces surveillants, professeurs et religieux, dans l’immédiat se trouve sous les verrous ! La faute hélas à tant de prescriptions…

Le chef du gouvernement ne pouvait pas ne pas y penser lorsqu’accompagné de deux ministres d’Etat, Bruno Retailleau et Gérald Darmanin, il s’est rendu au chevet du personnel pénitentiaire à Saint-Quentin-Fallavier, l’une des 65 cibles et attaques ayant visé en quelques jours des centres pénitentiaires et leurs personnels. Une arrivée en pack et une image suffisamment rare pour souligner l’importance de l’enjeu au yeux de l’exécutif, à juste titre inquiet de cette flambée de violence insupportable. « La guerre va être totale et implacable contre les narcotrafiquants » alors que ces derniers sont pointés du doigt, en réaction peut-être au tour de vis annoncé contre eux par les pouvoirs publics. « Ces attaques a répétition prouvent que l’action du gouvernement et de l’Etat a touché juste  » a encore déclaré François Bayrou. Alors que son ministre de l’Intérieur a profité lui ce jeudi matin d’un déplacement à Marseille pour annoncer l’arrestation d’une vingtaine de « très gros poissons » du trafic de stupéfiants dans la cité phocéenne et sa région. Pas de quoi encore boucher le port de Marseille, mais une annonce toute de même significative et bienvenue…

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