« Vous n’avez encore rien vu ». Cette annonce d’autosatisfaction pour commenter après des pas de danse, ses premiers 100 jours à la Maison blanche « exceptionnels » selon ses dires, peut laisser plus d’un observateur pantois ! Si, si, on peut rassurer le président américain, on a déjà bien vu, avec ou sans paire de lunettes grossissantes. C’était assez cocasse alors que deux pays du vieux continent, l’Espagne et le Portugal connaissaient quasiment en même temps une mégapanne électrique de plusieurs heures. Trump, lui a complètement disjoncté…dans la suffisance, voire plutôt l’insuffisance si l’on en croit sa popularité dans les sondages, trois mois seulement le début de son second règne !
Il en existe un au sein de l’équipe gouvernementale dont le retour effectif quelques jours jours seulement avant celui du locataire de la « White house » à Washington qui s’est montré très économe au niveau de la parole. La moutarde n’était pas encore montée au nez de l’ancien « échevin » dijonnais, ou Duc de Bourgogne, avare de ses interventions, « Rebs » alias François Rebsamen, ancien ministre socialiste d’un autre François (Hollande celui là). Les mauvaises langues ont même parlé d’une réapparition après l’ironie de la signalisation d’une « alerte enlèvement ». Le ministre, toujours socialiste, chargé de l’Aménagement du Territoire, s’est rappelé à notre souvenir en effectuant un tonitruant retour en proposant la création d’une « contribution modeste » pour le financement des services publics des collectivités locales. En clair restaurer même « modestement » la taxe d’habitation, qui, tout de même s’est révélée, sinon pour les communes, ces dernières s’étant goinfrées en compensation pour rehausser de façon totalement immodeste celles liées au foncier) très intéressantes pour les contribuables que nous sommes. Une idée phare que la suppression de cette TH du candidat élu en 2017, Emmanuel Macron. Pour qui c’est toujours un crime de lèse-majesté qui n’aime pas que tinte dans ses oreilles le bruit de hausses ou de nouvelles créations d’impôts. Un sport national en France où il se révèle beaucoup compliqué, et même impossible, de faire des économies dans le régime minceur des dépenses de l’Etat. Il n’est vraiment pas né celui qui mettra en route un régime…« Comme j’aime » ! Et pourtant dans le même temps, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a rajouté une pièce dans le cochon-tirelire, après d’autres, avec la perspective possible de la suppression de l’abattement fiscal de 10 % pour les retraités, histoire de boucher les trous budgétaires et la nécessité de trouver les quarante milliards jugés nécessaires. Elles font vraiment tout ces éminences ministérielles pour embêter le boss de l’Elysée. Il semble évident que François Bayrou n’a aucune intention d’ouvrir un nouveau front avec les retraités ! Un dossier bien trop explosif pour le laisser entre les mains de pompiers pyromanes…
En ce jour de 1 er mai, on croirait que la classe politique, qui a dû pas mal redoubler, ignore que la fête du travail est un jour férié et chômé. Or cette situation est répétitive depuis 1946 ! Un long bail donc qui concerne entre autres les boulangers et fleuristes susceptibles de se voir coller une amende très conséquente, s’ils font travailler leurs salariés. Le patron d’une société de plusieurs boutiques en boulangerie en a fait l’amère expérience en récoltant une contravention de 80.000 euros remontant à un contrôle effectué il y a quatre ans dans l’un de ses magasins parisiens. Au pain sec et à l’eau, les artisans ne faisant pas partie des secteurs dits essentiels comme les fonctionnaires de police, les hôpitaux, l’hôtellerie-restauration et bien sûr les…contrôleurs chargés de ces visites coûteuses pour les victimes. On peut donc manger en toute quiétude des frites en restauration rapide mais pas un croissant chez le boulanger près de chez-vous. On peut encore acheter un brin de muguet pour sa belle à un revendeur à la sauvette, mais pas chez un fleuriste, sauf si celui-ci travaille seul ou avec sa compagne. Mais surtout pas avec ses employés. Elle est où la liberté d’entreprendre et celle de « travailler plus pour gagner plus » ? Une fête du 1 er mai, un long jour sans pain mais pas sans cortèges syndicaux, donc dans le pétrin pour un grand nombre d’entre eux…Et de quoi avoir les boules ou clochettes porte-malheur !