Le pire est toujours possible dans ce monde de fous, de grands malades et de petites frappes n’ayant peur de rien ! Et surtout pas de la Justice. La preuve à Bordeaux, où la capitale du vin, dans l’un de ses lieux sacrés, le tribunal de grande instance, a connu des scènes dignes de la violence d’un autre « jus » celui « d’Orange mécanique », un célèbre film de Stanley Kubrick, qui, il y a plus de cinquante ans ans n’était que fiction réaliste d’un monde futur. Ce qui n’était pas le cas ce lundi soir au terme de la première journée d’audience aux Assises où se trouvaient jugés trois jeunes impliqués dans une affaire criminelle liée au meurtre, lors d’une fusillade d’un jeune de 16 ans, sur fond de rivalités entre bandes de quartiers de la cité girondine, il y a presque quatre ans.
Toujours est-il qu’une vingtaine de jeunes habillés de noir (il ne s’agissait pas des robes d’avocats et magistrats) et porteurs pour certains d’entre eux de gants coqués se sont assis « tranquillement » au fond de la salle. Puis sont sortis pour en découdre avec sauvagerie avec d’autres jeunes des quartiers, dans le sas d’entrée de la salle d’audience et dans la salle des pas perdus. Qui pourrait être rebaptisée salle de coups non perdus, avant de retourner dans celle de l’audience ! Du jamais vu à ce niveau selon toute vraisemblance. Avec également des échanges avec les forces de l’ordre quelque peu débordées et prises aussi pour cibles ! Avec au final quelques blessés au sein des… »bleus ». Alors que maintenant des voyous s’en prennent aussi de plus en plus souvent à d’autres uniformes , ceux des pompiers, cibles également de cette violence exacerbée comme sur les bords d’Evian où a été blessé très grièvement l’un des soldats du feu par l’auteur d’un rodéo routier !
Une surveillance renforcée va bien sûr être mise place sur les bords de la Garonne, pour la poursuite de ce procès devenu événement avec cette irruption scandaleuse et cette escalade de violence inacceptable. Des faits qualifiés de « barbares » par le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau. Une bagarre générale au sein d’une juridiction d’une telle importance, on n’avait pas encore connu !
Une autre actualité judiciaire ce matin certes plus calme, avec le jugement de l’acteur Gérard Depardieu, qui au final (certes provisoire) puisque le feuilleton n’est pas prêt de s’achever, a écopé ce matin d’une peine de 18 mois de prison avec sursis pour violences sexuelles commises lors du tournage du film « Les volets verts ». Encore un titre de film moins illustre certes que celui des « Valseuses » et donc « d’Oranges mécaniques »…« Gégé, le monstre sacré » en tournage aux Açores, île portugaise, dans une réalisation de sa grande amie, l’une des rares à ne pas lui avoir tourné le dos et qui lui est toujours restée fidèle, Fanny Ardant, a décidé, par le voix de son avocat, de faire appel de son jugement…Qui en appellera d’autres dont celui d’un viol dont il se serait rendu coupable sur une autre comédienne il y a plus longtemps. C’est aujourd’hui jour d’ouverture du Festival de Cannes, où un nouveau dress-code a été établi: il interdit désormais aux actrices de monter les marches du Palais sur le tapis rouge en portant des tenues « trop transparentes ». Et aguichantes ! On vit vraiment une « Epoque formidable » à bien des égards. Tenue correcte exigée ! Quel cinéma pour s’attirer les bonnes grâces et non les foudres des féministes les plus radicales…