Le quadruple champion olympique (en prenant en compte aussi son titre par équipe à Paris) et légende toujours bien vivante de son sport, le judo, Teddy Riner, ne manque que très rarement d’humour ! La preuve encore hier, où, à l’occasion d’un entretien sur une chaîne d’infos en continu, il ne s’est pas interdit, sa retraite sportive prévue normalement en…2028, faire carrière en politique. Et non pas pour devenir simple ministre des Sports ou député comme son illustre prédécesseur normand, David Douillet, l’autre « Doudou » mais champion lui des tatamis et non du noble art, la boxe, dans le même catégorie de poids et complice de…Bernadette Chirac dans son opération pièces jaunes. Mais bien président de la République. « Moi, quand je fais quelque chose, c’est pour gagner et emmener une locomotive« . C’est ce qu’on appelle semer le doute avec le talent dont il sait faire preuve, avec le malice qui le caractérise bien souvent. Sacré Teddy ! Qui rappelle toujours en forme de clin d’oeil que « si demain j’ai envie de me lancer, je ferai ce qu’il faut », en rappelant sa prédisposition depuis des années, pour les secteur entrepreneurial, tout en saluant le réussite de l’écosystème français de l’innovation, de la tech à la gastronomie. « En politique, ajoute-t-il encore tout aussi avec le sourire, « le champion, c’est le président ». Et là on est sûr que si par hasard l’idée venait à l’idée à l’actuel chef de l’Etat de se représenter, après l’impasse obligatoire de 2027, aux suffrages de ses électeurs et électrices cinq ans plus tard, peut-être retrouverait-il alors le roi Teddy sur un tout autre terrain. Qui à bien des égards est également très sportif et où le ippon fait aussi très mal…
Mais là ce ne serait plus du tout du jeu et équitable en raison de la différence, de taille et de poids entre le plus titré de nos champions sportifs et ambassadeur émérite et « Manu ». Une hypothèse il est vrai peu vraisemblable…des deux côtés ! Encore que le gentil « Teddy bear » des tatamis pèse plus lourd dans tous les sens du terme que certains se disant comiques et qui jouent un mauvais rôle de prétendant dans la course à l’échalotte élyséenne. La politique, c’est sérieux…et le « costard » bien trop grand et large pour certains. Et certains dans un passé pas si éloigné, par hasard en 2017, y ont laissé leur chemise.
Tellement sérieux que contrairement aux bruits circulant depuis des semaines, elle a le temps de songer à l’élection reine, la nièce de tata Marine, Marion Maréchal, vient d’annoncer qu’elle faisait aussi l’impasse sur les municipales à Paris (où ses chances de faire un score correct étaient bien minces). D’autres observateurs la voyaient également poser ses escarpins à Nîmes, dans le Gard, un terrain plus facile politiquement où le scrutin s’annonce très chaud entre les droites et même à Lyon, où la candidature de l’ex-président du club local de football, l’Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas, fait de plus en plus son chemin pour tenir la municipalité ou la métropole (plus puissante) à la tête d’une équipe d’essence macroniste. Les Républicains ont déjà annoncé qu’ils seraient aussi de la partie. Reste que pour le moment, il leur manque l’essentiel, à savoir une tête d’affiche à forte notoriété. Il y en a qui ont cherché du…pétrole mais sans jamais le trouver ! le fils « Sarko », le petit Louis devenu grand, ambitieux comme papa, pourrait être tenté, lui par la capitale des citrons, Menton. Et les coups de menton, dans la famille Sarkozy, on connaît !
C’est l’annonce de la matinée, le nouveau président des LR, Bruno Retailleau, a déjà trouvé le nom de son futur président du conseil national de son parti en la personne de son ancien « boss » de Matignon où il a effectué un « intérim » de trois mois sur la rive gauche de la capitale, avant d’être renversé par une alliance de la gauche et de la droite extrême. En la personne du toujours précieux et disponible, Michel Barnier. C’est ce qu’on appelle préparer l’avenir avec des « petits nouveaux » et ce quels que soient les mérites et la carrière très honorable de l’intéressé. Le grand changement ce n’est pas encore pour demain. Dommage ! L’opération « copinage et recyclage » pourrait se poursuivre dans la semaine avec la constitution de la nouvelle équipe dirigeante des Républicains. Un strapontin d’honneur sera-t-il offert au grand vaincu de dimanche, Laurent Wauquiez ?