Et pourquoi pas un droit d’inventaire dans les meilleurs délais avant même la fin du double mandat présidentiel du chef de l’Etat, Emmanuel Macron ! L’avis de décès du macronisme est déjà presque publié. Par la voix, de façon étonnante, de la porte-parole du gouvernement, Sophie Primas, qui, hier, a eu une parole malheureuse en annonçant tout de go la disparition du courant présidentiel « comme probable dans les mois qui viennent ». Ca fait tout de même désordre pour une membre du gouvernement nommée par la grâce du Président de la République ! Et une bonne partie des « chapeaux à plumes » du mouvement présidentiel lui est tombée dessus, réclamant pour certains d’entre eux son départ immédiat, comme Renaud Muselier, président de la Région PACA. Et pourtant ce n’est pas la plus mauvaise de l’équipe, mais là elle est impardonnable ! Ce n’est pas son rôle…de pronostiquer la mort du parti s’appelant qui plus est « Renaissance » présidé par l’ancien Premier ministre, Gabriel Attal !
Sur la lancée victorieuse de son candidat lors de l’élection interne, quarante-huit plus heures plus tôt, de Bruno Retailleau à la tête des « Républicains » dont elle est membre, la ministre a en effet fait preuve pour le moins d’une certaine arrogance. Une faute politique même ont jugé ses « amis » du bloc central furieux d’une telle déclaration. Quel monde formidable que celui de la politique où une famille partenaire gouvernementale, loin d’être majoritaire, oublie un peu vite qu’à l’instant T, LR, où certains de ses dirigeants, se voient déjà revenir au triple galop au pouvoir, ne pèse pas (encore ?) grand chose en terme électoral. Halte au feu et un peu plus de modestie ne serait pas inutile. Les « Républicains » n’ont pas encore, loin s’en faut, repris les clés du pouvoir. Même si je partage partiellement ce sentiment qu’il sera dur au parti du Président de survivre à son départ. Toute vérité, si plausible soit-elle, n’est pas bonne à dire. Et ce d’autant plus qu’elle est de nature à mettre de l’huile sur le feu au sein d’une équipe gouvernementale déjà bien polyphonique. N’est-il pas davantage judicieux de jouer les bâtisseurs de cathédrale et non pas l’architecte de plusieurs « petites » chapelles ?
Le contexte actuel ne plaide pas encore à une fanfaronnade « républicaine » même si, au lendemain de son plébiscite en interne, Bruno Retailleau enregistre une percée sondagière. Qui le laisse encore néanmoins à cinq points derrière Edouard Philippe, au premier tour, ce dernier restant considéré comme le meilleur candidat à droite et au centre pour défendre les couleurs de cette possible et nécessaire alliance en 2027. Faut-il se souvenir que Valérie Pécresse, à l’annonce de sa candidature, pesait 17 % en 2022, dans les enquêtes d’opinion. On connaît ensuite la chute vertigineuse de la présidente de la région francilienne ! Une dynamique si réelle soit-elle, peut, au fil des mois, prendre un sacré coup de massue…
PS: Devant la fronde manifestée par ses oppositions et les critiques répétées depuis quelques semaines, le maire et président de la métropole rouennaise, Nicolas Mayer-Rossignol, a dû reculer dans son projet pharaonique de spectacle à l’occasion des festivités du 14 juillet prochain. Celui qui est aussi candidat pour reprendre les rênes du Parti socialiste à Olivier Faure, s’était lié à Thomas Jolly, le metteur en scène des cérémonies d’ouverture et de fermeture des derniers Jeux Olympiques à Paris. La facture était évaluée à…11 millions d’euros. Une somme colossale qui faisait beaucoup parler sur les rives de la Seine, d’où son abandon officialisé hier mardi. Les contribuables rouennais apprécieront !