Les balles sifflent et pourtant c’était heureusement un conseil de défense !

Même s’il n’a pas été nommément cité, le ministre de l’Intérieur a été tout particulièrement ciblé hier à l’occasion de la tenue d’un conseil de défense exceptionnel consacré à l’entrisme islamiste et au rôle joué par les Frères musulmans depuis trop d’années sur notre territoire! C’est bien connu que l’attaque est bien souvent la meilleure des défenses et le chef de l’Etat, pour le moins « chafouin » un doux euphémisme, ne s’est pas gêné pour critiquer l’attitude de plusieurs de ses ministres invités à cette réunion de crise, dont le nouveau président des Républicains, Bruno Retailleau. « Ca ne va pas, a-t-il déclaré furibard, ce n’est pas sérieux » jugeant que « les propositions faites n’étaient pas à la hauteur des faits établis ». Ses éminences ministérielles devront sérieusement revoir leur copie d’ici la mi-juin, date de tenue de la nouvelle réunion d’un conseil de défense. Et ce d’autant plus que Emmanuel Macron n’a guère apprécié les fuites dans la presse (en l’occurrence dans les colonnes du « Figaro ») un rapport qu’il avait lui-même demandé à la mi-juin dernière. Suivez mon regard…en visant là aussi le premier des « flics » suspecté d’avoir alimenté le quotidien national des bonnes pages. Bref, l’ambiance était pesante. Son collègue de la Chancellerie, Gérald Darmanin, a lui aussi bien fait de venir. Il en a également pris pour son grade après son annonce de proposition d’ouverture d’un quartier de haute sécurité à Cayenne, en Guyane, pour les têtes de réseau du narcotrafic. Décidément nos terres lointaines d’outre-mer ont la cote auprès de nos chères têtes à claques politiciennes. Après Saint-Pierre-et-Miquelon pour les OQTS, en version Wauquiez, voilà désormais une reconnaissance infinie pour un ex-haut-lieu de notre histoire avec le site de l’ancien bagne guyanais! Et pourquoi pas dans un avenir proche, Sainte-Hélène où notre empereur finit ses jours ! Les paris sont ouverts…

Les « emmerdes » volant en escadrille, comme disait naguère le grand Jacques (Chirac) « Manurêva II » a dû aussi avaler la couleuvre communicative de son ex-Premier ministre et président national désormais de « Renaissance » Gabriel Attal, qui s’est rappelé au bon souvenir du locataire de l’Elysée en sortant de sa « poche-révolver » un projet-polémique sur la mise en route éventuelle d’une loi interdisant aux jeunes filles de moins de 15 ans de porter un voile sur l’espace public. Une initiative qui hier a fait fureur dans les couloirs de l’Assemblée nationale et au sein des troupes notamment du bloc central. Les mauvaises langues (si si, il y en a !) n’ont pas manqué de crier au loup et déplorer la tentative de « Gaby » de faire un coup de communication pour exister dans le camp des présidentiels potentiels. Surtout que les mêmes, forcément bonnes langues, ont rappelé avec gourmandise que Gabriel Attal avait été à l’origine de l’appel entre les deux tours des législatives 2024, à un vote républicain pour empêcher le Rassemblement national de l’emporter. Et de faire élire ses adversaires désormais prioritaires de la France insoumise, souvent accusés à raison de caresser dans le sens du poil les causes de leurs électeurs préférés des banlieues notamment d’origine maghrébine. Un gros caillou qui risque de bien rester longtemps dans les souliers du trentenaire, « premier de la classe biberon d’En Marche », dont les relations avec l’actuel président de la République ne sont pas depuis la dissolution au beau fixe ! La course à l’échalotte sécuritaire derrière le RN a en revanche de beaux jours devant elle avant le scrutin présidentiel de 2027. Une éternité très probable que ces deux ans de compétition déjà bien ouverte surtout à droite et au centre entre les différents prétendants. Les chausse-trapes vont s’additionner les uns aux autres ! Et ça promet…ambiance et cotillons.

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