« Il essaie de faire du Retailleau. L’interdiction de l’abaya, ça a marché lorsqu’il l’a lancée lorsqu’il était rue de Grenelle, à la tête de l’Education nationale, mais c’est parce que c’était l’école. Il a cru qu’il pouvait recommencer. Là, il en est tout autrement, car de toute façon ce ne sera pas possible d’effectuer les contrôles des gamines de moins de quinze ans dans la rue. Et au pire cette loi d’interdiction se trouvera retoquée par le Conseil constitutionnel ».
Nombre même de ses amis politiques de « Renaissance » rejettent cette proposition de circonstance et surtout de « com » personnelle « Il voit qu’il ne décolle pas dans les sondages derrière Edouard Philippe et maintenant aussi Bruno Retailleau, alors il fait du grand n’importe quoi ». Le constat est sans appel. Ca cogne très fort même au sein de son groupe à l’Assemblée nationale, où si l’on excepte ses tout proches et « bons petits soldats au garde à vous » comme Priscilla Thévenot, son ancienne porte-parole au gouvernement, et « lieutenante » toujours zélée, son idée est loin d’avoir remporté un large consensus parmi ses propres troupes! « Cette proposition, assure une ancienne ministre issue de ses rangs, ne relève pas de l’intérêt de l’Etat. Attal, on ne l’attend pas sur le sujet du voile ». Elle n’a pas tort. Il n’est effectivement pas le mieux placé. Sa ligne directrice n’est pas vraiment droite mais surtout bien gauche depuis son départ de Matignon. Il imprime beaucoup moins que dans ses jeunes années depuis la création d’En Marche, qui ne sont pourtant pas si éloignées dans le temps. Mais tout bouge si vite ! Et pas très favorablement chez l’un des anciens chouchous prometteurs du camp macroniste.
Ca bouge aussi très vite au niveau de l’organigramme de la nouvelle « deam team » composée par Bruno Retailleau, désormais à la tête des Républicains. Les premières nominations rendues publiques par le ministre de l’Intérieur; qui va devoir jongler entre ses deux fonctions très prenantes, se sont révélées sans la moindre surprise avec la prise de grade de l’eurodéputé, François Xavier Bellamy, désormais numéro deux du parti comme premier vice-président et Othman Nasrou, conseiller régional francilien et ministre délégué à l’Intérieur lors du gouvernement Barnier. Une fonction donc très éphémère. Ce qui lui offrit du temps pour ensuite préparer puis diriger la campagne du vendéen pour succéder à Eric Ciotti, parti rejoindre Marine Le Pen, comme secrétaire général du mouvement. On notera aussi la promotion du rouennais Jonas Haddad à l’un des trois postes de porte-parolat.
Ca bouge et boue également au sein des Insoumis, où l’une de ses eurodéputées, Leila Charbi, qui, en 2009, fut l’une des premières à rejoindre le Nouveau parti anticapitaliste d’Olivier Besancenot et Philippe Poutou, s’est faite prendre, non pas la main dans le sac, mais bien dans le casier courrier de plusieurs de ses collègues, Jordan Bardella, François-Xavier Bellamy et Marion Maréchal, comme par hasard, au Parlement européen à Bruxelles. Certes ces boîtes situées à un autre étage que celles personnelles, sont accessibles sans clé mais il n’en demeure pas moins que l’intention (filmée qui plus est par l’intéressée, probablement pour faire rire !) était de faire main basse sur de possibles documents liés au lobbyisme suspecté d’être entretenu par ses collègues. Pas de chance la « case » du RN avait été vidée plus tôt ! « Je vérifie au cas où, où il y aurait eu un truc à piquer » s’est justifiée la voleuse. « Et vous trouvez ça drôle » aurait pu ajouter le regretté Coluche. Peut-être même que sa collègue, cheval de Troie propalestinienne, Rima Hassan, faisait le guet pour couvrir cette scène imbécile de larcin. Il y en a vraiment qui ont du temps à perdre dans cette histoire belge…Ca n’honore toutefois pas, une fois encore, les élus de la « République insoumise et de la…bande de Gaza » trop souvent dans les mauvais coups !