A quand la fin de l’escalade verbale ? Ca n’en finit plus. En dépit de ses succès indéniables et son volontariste dans le domaine international, où il joue les premiers rôles pour tenter de « fluidifier » une zone de turbulences bien sombres, le chef de l’Etat éprouve aussi les pires difficultés avec l’un des « anciens » alliés de la France: non pas le peuple mais bien le gouvernement israélien et tout particulièrement son Premier ministre, Benyamin Netanyahou. Le toujours très victimaire dirigeant de l’état hébreu paie le juste prix, hélas, de sa politique génocidaire, même s’il s’en défend, dans la bande de Gaza. Il a en effet beau jeu Paris d’accuser Paris d’inciter à la violence contre son pays. Ce qui en plus est faux. Et ce après le meurtre de deux de ses ressortissants, un jeune couple qui allait se marier très prochainement, en poste à l’ambassade d’Israël à Washington, fauchés par les balles encore d’un illuminé antisémite de trente ans. Une nouvelle épreuve bien sûr dramatique pour le peuple hébreu. Que personne ne contestera si ce ne sont les propalestiniens de la France insoumise dont le comportement indécent à l’égard de ces actes odieux d’antisémitisme répétés dépasse l’entendement !
Le dirigeant belliqueux de la droite extrême de Tel-Aviv ne cesse quant à lui de viser à la fois la France mais aussi le Royaume Uni et le Canada qui, conjointement la veille de ce double assassinat, évoquaient non sans raison les « actions scandaleuses » du pouvoir de Tel-Aviv à Gaza et le blocage pendant de longues semaines de l’aide humanitaire. Un fait bien réel. N’en déplaise à « Bibi » le surnom de Netanyahou. Faut-il rappeler qu’il ne faut pas confondre le peuple israélien et sa légitime volonté de vivre en paix sur son territoire et la politique extrême menée par son gouvernement. Et pas davantage imaginer que c’est donner raison aux terroristes du Hamas que d’émettre de sévères critiques à l’égard de l’un des deux protagonistes de ce conflit datant de plus de soixante-dix ans !
Ce moment de nouvelle tension surgit alors que Emmanuel Macron a pour projet (qui pourrait se rapprocher à grands pas) de reconnaître l’Etat de Palestine en même temps que plusieurs autres pays, s’ajoutant ainsi à la centaine déjà signataires à travers le monde de cette reconnaissance. Qui tout aussi évidemment ne peut être inconditionnelle, mais bien liée à la libération des otages raflés lors du pogrom intervenu en octobre 2023, mais aussi du désarmement de la bande de Gaza et du départ du Hamas. Voire sa disparition totale. Que personne ne regrettera pour le mal qu’il fait à la population des territoires dits occupés. Qu’il est censé protéger et représenter. Foutaise !
Plus un jour ou presque ne se passe effectivement sans que de nouvelles et fortes bisbilles apparaissent entre les deux capitales. Une partie de ping-pong…sans les frères Lebrun autour de la table, pas des plus sportives, avec également comme point d’orgue la toute récente convocation de l’ambassadeur israélien à Paris après que des tirs par erreur (!) de soldats de Tsahal aient interrompu la visite d’une délégation de diplomates dans laquelle figurait un français. Une bavure heureusement sans conséquence autre que diplomatique, néanmoins très fâcheuse surtout dans le climat actuel et de durcissement des relations bilatérales. Mais qui à la faute ? Si ce n’est tout de même provoquée-aussi-en premier lieu par le va-t-en-guerre « Bibi », pas vraiment un facteur de paix dans cette région du Proche-Orient non bénie des Dieux, qu’ils soient juifs ou arabes !
PS: On s’éloigne heureusement des terrains de guerre pour évoquer le grand espoir qui ce soir pourrait tourner favorablement pour les filles du handball havrais. A soixante minutes du bonheur si elles évitaient de « s’offrir » un dernier suspense dans leur salle, lors du dernier match de la saison, en l’emportant sur le parquet dans les Deux-Sèvres, à Celles-sur-Belle. Une victoire et c’est le graal suprême avec le titre et surtout l’accession au sein de l’élite après quelques années en ligue 2. Croisons les doigts pour le club dirigé par Oumou Niang-Fouquet, une élue aussi locale tellement impliquée tant socialement que sportivement sur les bords de la Manche, à quelques heures seulement de ce match souhaitons-le décisif-pour les « Conquérantes ». Qu’elles le soient encore ce soir…Vive le sport ! Surtout lorsqu’il est gagnant pour les couleurs des « ciel et marine » de la Porte-Océane. Qu’elles imitent leurs amis du football sauvés eux la semaine dernière dans les dernières secondes d’une saison douloureuse !