« Une partie des condamnations ne sont plus plus à la hauteur de la violence que connaît notre pays ». Tel est le constat amer du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Gérald Darmanin, quelques heures seulement après le verdict tombé au tribunal où se déroulaient hier lundi les premières citations en comparution immédiate de plusieurs casseurs des graves débordements consécutifs à la victoire du PSG en finale de la Champions ligue. Deux soirées de « dingue » et de folie destructrice dans la capitale et ailleurs. Ou policiers, gendarmes et pompiers ont été confrontés à des bandes armées décidées à en découdre et qui n’étaient pas venus là avec des tenues de supporters du PSG ! Mais plutôt avec un accoutrement du parfait vandale et pilleur avec des minutions à ne pas mettre dans toutes les mains ! Les tirs au but, et le beau jeu, ils ne connaissent pas vraiment. Eux, ce serait davantage des charges violentes contre les « flics »…et les pillages de magasins, forcément de sports, notamment. Il faut bien se servir « gratos ». C’est offert.
« Elle court, elle court vite la banlieue. Il est vrai qu’elle est bien entraînée ».
Le patron de la Chancellerie et c’est une grande première au sein de la Justice et de la place Vendôme, n’a pas mâché ses mots pour fustiger à mots découverts les peines infligées aux fauteurs de troubles…par « ses » magistrats. De deux à huit de prison avec psursis accompagnés d’une amende et d’un stage de citoyenneté de quelques mois. C’est sûr que cela va les aider et inciter à reprendre le droit chemin. La belle affaire ! Ils sont sortis libres de l’enceinte judiciaire. Parmi lesquels deux jeunes d’une vingtaine d’années.
Sur les cinq prévenus, un étudiant en master d’assurances. Tout de même. Défense de rire ! et un récidiviste en faits délictueux, guère plus âgé et connu des services de police, qui, quelques heures plus tôt avait ramassé et « rencontré de façon fortuite » un mortier tombé au sol pour tirer ensuite sur les policiers. Et bien sûr s’était ensuite mis en scène sur une vidéo sur la toile. Pour narrer son « exploit ». Ca facilite évidemment les recherches. Quel magnifique héros de film ! Un court-métrage qui aurait pu lui coûter plus cher. Que nenni. « Continuez les jeunes ». Avec une justice aussi laxiste, tout est permis. Surtout la récidive. Les peines déjà maximales, n’ont pas été jugées adéquates pour punir ces petites frappes qui, de toute évidence, méritaient un sursis à exécution. Un sursis que le patron de la Place Vendôme voudrait bien voir disparaître lorsqu’il s’agit de violences similaires et d’agressions sur les représentants des forces de l’ordre.
Les parents de ces « barbares » devraient être contraints de passer par la case rétorsions. En monnaies sonnantes et trébuchantes. Pour payer les pots cassés de leurs chères progéniture forcément victimes de la société.
Sans être particulièrement un acharné du tout répressif, loin s’en faut, comment encore « avaler » cette couleuvre grosse comme un boa qui, au fil des années, ne cesse de grossir. Jusqu’à vous étouffer. Comme le pense selon toute probabilité Gérald Darmanin: « Il faut que les magistrats en qui j’ai toute confiance et qui appliquent dans des conditions difficiles leur mission, puissent juger ces faits en disposant d’une échelle de peines fermes et simples et réellement adaptée à la délinquance d’aujourd’hui ». Comme souvent les mots sont justes mais les actes tardent toujours à être appliqués dans la triste réalité…