Avec un tel patronyme, Boisson, les effets effervescents dans les gazettes sont garantis. Autour de la terre battue. Un vrai festival. Les journalistes se régalent depuis plusieurs jours et encore plus depuis hier mercredi où la joueuse de tennis de 22 ans, Loïs Boisson, s’est glissée dans le dernier carré du tournoi de tennis féminin de Roland-Garros. Cela faisait quatorze ans que la dernière française n’avait pas accompli un tel parcours. Jusqu’aux portes de la finale qu’elle ouvrira peut-être cet après contre la finaliste de la dernière édition, l’américaine Coco Gauff, qui néanmoins partira favorite. Quelle phénomène que cette dijonnaise, totalement inconnue du grand public avant le démarrage du tournoi parisien. Logique et en plus c’était sa première participation à un tournoi du grand chelem, puisque bénéficiaire d’une invitation avec son rang mondial à la hauteur du 350 e échelon en WTA. Elle est d’ores et déjà assurée de remonter à la 60 e place ! Et pourquoi pas mieux encore. Du jamais vu en si peu de temps. Un exploit inédit depuis une quarantaine d’années à Roland-Garros qui a découvert cette pépite tellement pétillante. Une Boisson énergisante. Et que de bans…bourguignons légitimes pour saluer la « perf » incroyable de cette championne, solide comme un roc, imperturbable, contrairement à sa rivale d’hier la jeune russe Mirra Andreéva, finaliste sortante, classée sixième joueuse mondiale, mais complètement déroutée, dégoûtée et énervée (jusqu’à recevoir un carton jaune) par les retours gagnants de son adversaire, un joli monstre de sang-froid qui, en plus de son talent, ne manque pas d’humour. La preuve en mars dernier lors du tournoi 250 de Rouen, où elle avait dû subir l’affront de remarques bien désobligeantes d’une « consoeur » anglaise à propos de son odeur corporelle. « Elle devrait s’acheter du déodorant. Qu’est-ce qu’elle sent mauvais ». Les sujets royaux de sa majesté britannique ne sont pas toujours fair-play et d’une folle élégance ! Et ne je suis pas prêt de me reconcilier avec la perfide Albion, qui a inventé des cannes dites anglaises (ou béquilles) difficiles à manier. Je suis bien placé pour en parler, préférant et de loin le baquet de ma formule un, mon fauteuil roulant (heureusement provisoire). Où je peux imiter le champion Lewis Hamilton dans mon appartement. A chacun ses références…Très forcées !
Ce à quoi la nouvelle petite princesse du sport français lui avait répondu avec un clin d’oeil décalé en posant sur une photo avec un flacon d’une marque bien connue dans les mains avec un appel lui aussi plein d’autodérision « Dove, visiblement on doit collaborer ». Publicité gratuite…
PS: il y aura aussi un battu et à terre en fin d’après-midi ce jeudi, mais il ne sortira pas du court Philippe-Chatrier, mais bien du « conclave » socialiste pour élire son nouveau champion. Qui du sortant Oliver Faure et de son challenger ( le même qu’il y a trois ans) le maire de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, l’emportera ? Les deux ne manquent pas vraiment de technique au niveau de leur revers du gauche! Un bond significatif de participation à ce second tour serait de nature à plutôt favoriser le second. En revanche…ça ne sentirait pas très bon pour le tenant du titre. Mais avec un bon déodorant pour combattre les mauvaises odeurs d’un scrutin qui ne va pas passionner les foules, ça peut passer ! Encore que la tâche d’une élection quelque peu perturbée par de possibles tricheries n’est pas totalement à écarter dans la famille très divisée des Rose. Un parfum tout aussi…Faure !