Il ne fallait certes pas s’attendre à autre chose ! Mais tout de même les belles promesses se sont très vite envolées. Par la voix de la maire de Nantes et secrétaire adjointe du PS, très proche du patron réélu, Olivier Faure, Johanna Rolland, qui, à peine 24 heures après le succès ric-rac du député de Seine-et-Marne, a annoncé que des accords « au cas par cas » seraient discutés avec la France insoumise, tant pour les municipales que les législatives. Elle y met néanmoins une condition, qui, elle aussi, sera balayée en fonction des événements, que le Rassemblement national soit en position de l’emporter. La « belle affaire » ! Bienvenue au « bal des cocus » qui représentent près de la moitié de l’électorat du Parti socialiste dont un grand nombre d’entre eux espéraient du renouveau sur les relations avec cet allié de la gauche radicale. Ils n’ont les yeux que pour pleurer. On ne les plaindra pas. LFI continuera d’exercer son pouvoir de grande nuisance…et sa volonté hégémonique sur son vassal socialiste avec le même commandant de bord, bien soumis lui !
A propos des municipales, la bataille semble déjà bien s’engager, notamment dans une ville qui m’est chère, Evreux, le chef-lieu de l’Eure, où des prétendants hostiles à la réélection du maire sortant (pour un troisième mandat) Guy Lefrand, viennent d’annoncer la couleur, lors d’un récent débat public en milieu de semaine. Un collectif mené par un chef d’entreprise local par ailleurs président du club de football de la ville, Samuel Brigantino, possible chef d’orchestre futur de ce groupe « Evreux en mouvement ». Et comme bien souvent, aucune étiquette politique n’a été mise en avant, si ce n’est que l’ambition de ce collectif où l’on retrouve aussi un ancien président de l’ALM basket, André Rostol, un ancien candidat aux dernières législatives (dissident de droite) sur Evreux, Edouard Baude et un seul élu de l’actuelle majorité municipale (ça peut toujours évoluer) Eddy Desgrouas, est bien de « sortir le sortant » avec qui, déplorent-ils « il n’existe aucune possibilité de dialogue ». « On ne peut plus échanger avec lui ». Autre pique de l’un d’eux: « Sortez-moi une personne ayant brillé autour de Guy Lefrand, tout le monde est parti. Il fait fuir les bonnes volontés et malheureusement ça se ressent. On n’a pas pour ambition de laissez mourir Evreux, comme c’est hélas le cas aujourd’hui. Il est temps de siffler la fin du match ».
Il faudra toutefois attendre un peu pour savoir si cette liste en gestation ( ça tombe bien puisqu’il reste neuf mois avant la naissance de l’éventuel nourrisson) mais sans capitaine nommément désigné à ce jour, ira au bout de sa démarche de se présenter aux suffrages des électeurs et électrices ébroïciens. Il y a encore de l’eau à passer sous les cent ponts de la capitale de l’Eure où les élections sont souvent chaudes comme la braise !
Le tenant du titre lui ne semble pas trembler dans sa « citadelle assiégée ». Il prépare avec son équipe rapprochée sa future équipe largement remaniée pour cause de départs annoncés. Ca s’organise gentiment au niveau de la future campagne. Des noms circulent également dans les couloirs de la mairie et même au-delà. C’est une équipe en effet renouvelée qui se présentera aux suffrages des électeurs avec des ralliés de gauche mais avec une ossature plutôt à droite saupoudrée de représentants communautaires.
Au nombre des sortantes désireuses de… « retripler « Stéphanie Auger semble la plus à même d’obtenir de…l’avancement !
Est-ce que les deux actuels élus macroniste et philippiste locaux, Guillaume Rouger et Isabelle Collin, notamment, rejoindront la majorité après ces six ans passés dans l’opposition ? Ce ne serait pas une mauvaise chose. Les négociations promettent d’ores et déjà ! Et des futurs adjoints ou vice-présidents de l’agglo en remplacement des sortants ne manquent pas de frapper à la porte de l’édile. Avec une certaine insistance. Ils se voient déjà en haut de l’affiche. La politique, visiblement à Evreux, suscite encore bien de l’intérêt et d’une certaine façon ces « vocations ambitieuses » se révèlent plutôt saines. Ce qui n’empêche pas que « tout le monde » ne s’installera pas à la table du festin. Il y aura forcément des déçus. Ici comme ailleurs…