A COR perdu sur fond aussi de querelle très envenimée à gauche dans l’Eure !

A COR perdu sur fond de profonds désaccords! Il y a quand même de quoi se marrer alors que le sujet est sérieux. Alors que les organisations syndicales lui accordaient un certain crédit lorsque ses analyses lui étaient favorables sur l’âge de la retraite, le torchon brûle désormais après les préconisations du Conseil d’orientation des retraites (COR) qui aujourd’hui dans un rapport-choc évoque un départ à…la retraite à 66,5 ans, à horizon 2070. Des chiffres qui ne veulent absolument rien dire compte tenu du délai très lointain. Bien malin peut dire ce qui sera se passera d’ici à cette date futuriste à 45 ans.

Ils sont très forts ces analystes du futur ! Quelle longue vue ! C’est d’autant moins innocent que ce chiffrage intervient, c’est une affreuse coïncidence, quelques jours avant la fin du « fameux » conclave social qui devrait accoucher d’une grosse souris, voire même d’un rat de bonne taille. Même si le syndicats obtiennent quelques compensations mais pas sur l’âge…faut-il me répéter et l’espérer. Enfin un peu d’huile sur le feu ne peut pas nuire !

Toute aussi drôle la polémique néanmoins pathétique au sein du Nouveau front populaire qui, depuis la fin de semaine, se déchire à pleines dents, sur fond du conflit israélo-palestinien. Qui s’est installé à Val-de-Reuil, commune de l’Eure de 13.000 habitants située dans les méandres de la Seine, une ancienne ville nouvelle bien éloignée des 150.000 habitants espérés dans les années soixante-dix, qui n’a jamais fonctionné, gérée depuis ses origines, il y a plus de quarante-cinq ans, par un maire socialiste, d’abord Bernard Amsalem, plus en réussite à la tête de la Fédération française d’athlétisme qu’en politique, puis Marc-Antoine Jamet, qui aurait bien voulu faire une toute autre carrière plus glorieuse se limitant à son seul territoire municipal et cantonal et même régional.

Toujours est-il que la fièvre est sérieusement montée entre le député socialiste de la circonscription, Philippe Brun, un « jeune loup » à l’ascension fulgurante ces trois dernières années et sa collègue rouennaise, Alma Dufour, l’une des parlementaires les plus sectaires et radicales de LFI, cette dernière soutenant le zèle d’un simple militant insoumis ayant déterré, comme le relate « Le Nouvel observateur » une pseudo affaire de jumelage de la cité aux 40 nationalités avec une ville israélienne, Meitar.

Vous imaginez une ville de gauche faire ami-ami avec les affreux représentants citoyens d’un pays colonialiste et génocidaire, le pire ennemi de la cause palestinienne qu’Alma Dufour ne peut bien sûr pas tolérer. Et ce d’autant plus que le chef suprême, Jean-Luc Mélenchon, dans l’un de ses tweets, a annoncé victorieux que son parti était parvenu à obtenir satisfaction.

Sauf que selon le député eurois, dénonçant « une mobilisation numérique et un bon petit coup politique bien sale, « tout est 100 % mensonges ». Le maire PS, surnommé MAJ, s’en prend alors à la parlementaire: « Tu viens de faire annuler un jumelage qui en fait n’existe plus depuis 2004 », assurant par ailleurs que la ville israélienne s’était tournée, entre temps, vers une commune de Haute-Loire, Chambon-sur-Lignon, haut-lieu de la résistance et connue pour avoir été un berceau de familles françaises de « Justes » célébrées après la Libération par le nouvel état hébreu.

« Le petit ours » Brun, messages sur les réseaux sociaux à l’appui, au nombre de 9, parle dans les colonnes du « Nouvel Obs » d’une affaire montée de toutes pièces depuis Paris dans le but d’exciter la haine ». Sur fond aussi de panneau, pas Mathilde Panot…où serait encore avérée l’existence d’un panneau mentionnant, il y a longtemps la véracité de cette « amitié » « normando-israélienne ». Son ami maire socialiste traite alors la parlementaire de « grenouille à grande bouche ». La « batracienne » répond du tacle au tacle, tout aussi d’une forte élégance ,en donnant à son collègue du Palais Bourbon un nouveau patronyme « Philippe Rose-Brun », tout en n’oubliant pas de viser celui, en l’occurrence M.A.J, qui est également secrétaire général du groupe LVMH et bras droit de Bernard Arnault: « Quand tu utiliseras tes 700.000 euros annuels pour tes administrés, tu pourras donner des leçons ». Quand les attaques personnelles s’ajoutent à celles politiques. C’est fou ce que l’on s’aime entre partenaires du Nouveau front populaire, sur les terres euroises.

Faut-il y voir une bassesse politique (comme le soupçonne le PS local) alors que l’on prête à LFI le désir « municipal » de s’intéresser de très près à cette collectivité où, aux dernières élections européennes, la liste tractée par Manon Aubry avait obtenu 27 % des suffrages (derrière le RN pointé à 31 %) alors que le PS s’était contenté de 16,73 % des votes dans la ville « rose » qui n’est pas celle de Toulouse, aux accents différents. Que les gens sont médisants !

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