Il ne fera pas bon circuler sur la Promenade des Anglais à Nice ces deux prochains jours. Pour cause de Sommet des océans (le troisième du nom) du côté de la baie des Anges, où le président Macron recevra nombre de dirigeants de la planète pour évoquer tous les sujets liés à la défense de l’environnement maritime. Et il y a du boulot ! A priori la grande prêtresse suédoise, militante acharnée contre le réchauffement climatique, Greta Thunberg, qui, naviguait encore sur un voilier humanitaire en double avec l’eurodéputée insoumise Rima Hassan (quel cinéma !) pour rejoindre la bande de Gaza, où son embarcation vient d’être arraisonnée par un navire de la marine israélienne, n’en sera pas ! Elle n’y était pas d’ailleurs attendue…Les palaces de la « Riviera » ce n’est pas trop sa « came militante ».
En attendant, le chef de l’Etat n’entend pas boire la tasse d’une eau bien polluée pour tout ce qui touche à la défense de l’environnement. Aussi a-t-il lancé un appel « pour sauver les océans en ébullition » et promis « que le traité sur la haute-mer serait bien respecté ». Il s’était permis, quelques heures plus tôt, de pousser un « coup de gueule » très sonore pour dénoncer ce qu’il considère comme un détricotage de son action dans le domaine environnemental. « Les mêmes qui me critiquaient pour mon inaction écologique ne se privent pas pour détricoter ce qui a pu être réalisé ». Et le même de citer tout particulièrement la suppression des Zones ZFE dans les grandes villes et de « MaPrimeRenov’. L’occasion était belle aussi pour le président de la République de s’en prendre à tous ceux, de l’extrême gauche à l’extrême droite en passant même par une poignée de macronistes, « dans un moment politique très compliqué de faire oublier qu’ils préfèrent se concentrer sur l’invasion du pays ou les derniers faits divers ». Il n’est pas non plus impossible que plusieurs de ses ministres se trouvaient visés dans cette parole présidentielle ! Ce qui prouve bien que « Manu II » n’envisage pas de s’adonner à la pratique du tricot, pour occuper ses rares temps de loisirs, pas vraiment de saison d’ailleurs. Et il aime encore moins le détricotage. Parole de chef !
Je ne sais si l’ancienne ministre des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, une ex-championne du circuit international de tennis, assistait hier dimanche à la finale de légende de Roland-Garros, conclue par le match le plus long de l’histoire sur le court central (5h39) entre le vainqueur, pour la seconde année consécutive, l’espagnol Carlos Alcaraz et le numéro 1 mondial, l’italien Sinner, au terme d’un suspense insoutenable, mais une chose est sûre: elle n’a pas eu la nécessité de disputer cinq sets (ce que les femmes ne font pas d’ailleurs) pour prendre le meilleur sur son rival Didier Seminet. En lice pour devenir président du Comité national olympique et sportif français, qui, ces dernières heures, a annoncé son retrait de la compétition. Ce dernier a préféré jeter l’éponge, vaincu par ko après son grand oral de campagne. Il n’y a donc pas eu de vote. C’est bien connu « qu’à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Et cette célèbre phrase n’appartient pas au baron, Pierre de Coubertin, l’un des pères de la renaissance de l’olympisme et pour qui l’essentiel « était de participer ». Enfin, dans tous les cas de figure, c’est un un beau lot de consolation et un parachutage prestigieux après le départ du ministère de l’ancienne condisciple de la même promotion de l’ENA que le locataire de l’Elysée…
Contrairement à la députée Renaissance de Lille, Violette Spillebout, qui co-rapportrice de la commission d’enquête sur l’affaire Betharram, n’a pas obtenu de points gagnants pour son futur combat pour la mairie de Lille. Elle pourrait en effet payer en effet le prix fort par son attitude jugée complice avec le grand inquisiteur-procureur de la France insoumise, Paul Vannier. Il se dit que l’actuel Premier ministre, qui ne le sera probablement plus quand viendra le temps des municipales, n’a pas trop apprécié ses interventions et encore moins son recadrage après qu’il ait critiqué l’orientation de ladite commission…Et « Lou Bayrou » encore locataire ou pas de l’Hôtel de Matignon, lui en veut à titre personnel. Comment dit-on esprit de vengeance ou reconnaissance éternelle (façon de parler) en patois béarnais ?