Le grand fond abyssal d’une très sombre journée !

Les grands fonds. Un abyme sidéral même ! Celui dans lequel la question de l’insécurité et de violence de nos jeunes, notamment à l’apparition de ces NOUVEAUX barbares même pas sortis de l’adolescence, ne cesse de plomber fortement et durablement le bilan du chef de l’Etat dans ce domaine. Qui, hier soir, était invité à participer à un débat diffusé sur la chaîne publique avec comme sujet « Urgence océan » un direct (c’est le cas de le dire) en marge de la troisième conférence des Nations unies sur l’Océan, tenue à Nice. Une présence bien inopportune un tel jour. Tout comme son propos pour une émission suivie par seulement 1,2 million de spectateurs. Une audience record mais dans le mauvais sens. Pour un court déplacement certes, pas très éloigné du palace du Négresco, mais tellement décalé en cette NOUVELLE journée de sombre actualité symbolisée par la disparition de deux sapeurs-pompiers volontaires de 22 et 23 ans ensevelis sous les décombres d’une habitation en feu la nuit précédente à Laon, dans l’Aisne. Et puis cette horreur absolue que la mort par arme blanche d’un personnel d’éducation à la porte de son collège situé en milieu rural près de Chaumont et de Colombey-les-deux-églises, en Haute-Marne. Un « bahut » de 300 élèves. Vous imaginez !

Il n’y a plus sur notre territoire de coin tranquille, dans la France profonde, comme celui de Nogent, où une surveillante de 31 ans, Mélanie, reconvertie après une carrière de coiffeuse, mère d’un enfant de quatre ans, alors qu’elle assistait, en présence des gendarmes, à une fouille des cartables à l’entrée de son établissement, a été tuée. Un NOUVEAU choc terrible pour la nation à juste titre. Le fruit d’une NOUVELLE folie due à un collégien de 14 ans, de ce même établissement. Un élève soit disant ordinaire et si gentil, si l’on excepte tout de même le fait qu’il avait été exclu à deux reprises entre septembre et novembre derniers pour son comportement indiscipliné en classe. Il avait eu une troisième chance. Contrairement à sa pauvre victime, fauchée elle de façon définitive. La spirale de l’impensable avec comme auteur des faits, un élève au profil pas si lisse que celui présenté dans un premier temps. N’avait-il pas frappé deux élèves du collège ! Ce qui avait motivé ses deux jours d’exclusion dont l’un au sein même de l’établissement. Une punition toute relative.

C’est peu dire qu’une NOUVELLE fois, la bave des crapauds de l’espace médiatique s’est déchaînée sur les ondes. A Corps et cris perdus. Une récupération aussi insupportable et facile pour les oppositions que celle du catalogue de propositions émises par nos « gouvernants » pour éviter le renouvellement d’un tel drame. Trop répétitif dans le temps.

La France peut de façon légitime avoir peur. Il y en a marre de toutes ces promesses et minutes de silence (comme celle proposée demain matin par la ministre de l’Education nationale, Elisabeth Borne, au propos inaudibles comme ceux de ses supérieurs hiérarchiques) , dans tous les établissements scolaires et ces marches blanches ! Alors que le drapeau noir flotte au dessus de nos têtes. Une violence exacerbée très probablement par ces « foutus » réseaux sociaux (qu’il faudrait effectivement interdire aux moins de 15 ans) forcément accusés et non sans raison de tous les maux. Et lorsqu’on y ajoute les conséquences du Covid ! Qui, pour certains professionnels…de la profession d’une armée de psychologues, psychiatres et autres doctes médecins, auraient traumatisé de façon durable toute une génération d’ados marqués « à vie » par cet enfermement !

Certes la comparaison peut être jugée curieuse, voire audacieuse, mais les générations des années de l’occupation nazie entre 1940 et 1944 et même un peu au-delà dans nos territoires toujours occupés, et je ne parle même pas de la « boucherie « de la Grande guerre, en ont vu d’autres et de beaucoup plus mortifères sous la pluie des bombes et des assiettes bien vides. Une peur autrement plus effrayante à l’époque. La période du Covid, si pénible qu’elle est pu être, personne ne peut le nier, n’a pas engendré, me semble-t-il, une « armée » de futurs et dangereux  » dérangés  » transformés en horribles barbares…Les raisons sont ailleurs ! Et notamment au sein de la cellule familiale jugée permissive. Surtout à l’heure du portable et des jeux vidéos violents (sont le meurtrier précoce était un adepte) où le tout est permis fait florès. Le rôle de l’école est bien d’instruire et non pas d’éduquer les enfants qui leur sont confiés… On l’oublie trop facilement même si, j’en conviens, c’est ouvrir une porte ouverte !

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