« C’est Versailles ici » ! Contrairement à l’un des spots publicitaires les plus connus de ces dernières années, « C’est pas Versailles ici » le ministre actuel des Affaires étrangères, le centriste Jean-Noël Barrot envisage bien s’installer non pas sur une chaise sans barreau, mais bien fumer le cigare (s’il fume!) dans le fauteuil de maire de la chic ville de Versailles aux prochaines municipales. Où il aimerait bien succéder au tenant du titre des Républicains, François de Mazières, issu d’une famille connue de diplomates, à la tête d’une équipe municipale dans laquelle figure aussi l’eurodéputé vice-président des LR, François-Xavier Bellamy. Rude tâche en perspective pour l’héritier de l’ancien député auvergnat, ministre et commissaire européen, Jacques Barrot, qui mit le pied à l’étrier à un certain Laurent Wauquiez, comme suppléant sur ses terres du Puy-en-Velay, avant que l’ambitieux jeune homme ne prenne sa place ! Ah l’ingratitude des jeunes loups aux dents longues ! Dehors les « anciens »…Otes-toi de là que je m’y mette.
Toujours est-il que le MoDEM a déjà livré les identités d’une centaine de « chefs-prétendants » au suffrage municipal l’année prochaine par la voix de sa secrétaire générale, Maud Gatel. Elle-même future cheffe de file du Mouvement centriste dans la capitale où elle est députée et présidente d’un des groupes de l’opposition au Conseil de Paris. Reste à savoir si la parlementaire prendra le risque de faire « cavalière seule » ou s’intégrera à la possible liste menée par Rachida Dati, avec l’étendard du bloc central et des Républicains. Rien n’est joué à cette heure et ce d’autant plus que la maire du VII e arrondissement et ministre de la Culture est loin de faire l’unanimité des troupes de droite et du centre. L’un des élus parisiens, Jean-Yves Bournazel, candidat de longue date, toque « Horizons » entend bien participer au nom du parti d’Edouard Philippe à cette course de petits chevaux ! Mais en jockey libre et opposé à Rachida Dati. Il semblerait toujours à l’Hôtel de ville que le candidat choisi pour lui succéder par Anne Hidalgo, bénéficie d’une cote sondagière au plus bas face à son rival socialiste et ancien premier adjoint, Emmanuel Grégoire, donné largement gagnant de la guerre des roses lors d’une primaire interne.
Le « roi » Jean-Luc, Mélenchon continue de « divaguer » haut et fort. Sa dernière parole vaut son pesant de cacahouètes. Ne vient-il pas, en évoquant encore et toujours le génocide perpétré par la gouvernement Netanyahou dans la bande de Gaza et en corollaire l’arraisonnement du voilier sur lequel se trouvaient une douzaine de militants forts et durs de la cause palestinienne, dont Rima Hassan, l’eurodéputée LFI, victime d’un « acte de piraterie » de l’état hébreu et en passe ces prochaines heures de revenir en France, que sa protégée « n’était pas autre chose qu’une personne sacrée ». « C’est elle la République. Je l’admire. Je ne sais pas si j’aurais eu le courage de commencer une grève de la faim ». Sortez les mouchoirs. Ah la vache, qui elle n’est pas hindoue mais plutôt une très dure. Le roi et sa dauphine en quelque sorte. Peut-être voulait-il parler de la « République islamique du royaume de France » ?