« Je divorce et tu m’épouses » !

Et si je commençais en cette journée de commémoration de l’Appel du 18 juin 1940 lancé par le général de Gaulle à Londres, une grande date de notre histoire encore contemporaine, autrement plus sérieuse, par un trait d’humeur très badine et « politico-people ». Ca se passait récemment au Canada pendant le sommet du G7 (le prochain devant avoir lieu en bordure de lac à Evian) où un pseudo événement a enflammé la Toile à l’échelle planétaire (n’ayant pas peur des mots) au cours duquel les caméras ont surpris un roulement d’yeux particulièrement expressif de la Première ministre italienne, Georgia Méloni, écoutant le murmure d’Emmanuel Macron à son oreille. Il n’en fallait pas plus pour que ces images, il est vrai curieuses, deviennent très rapidement virales et suscitent un tsunami de réactions à travers le monde. Mais qu’avait donc pu souffler notre « Manu », la main bien sur la bouche, à sa voisine de…droite (en terme de placement) visiblement agacée, voire même exaspérée par le propos présidentiel ?

Je suis en mesure de vous l’annoncer en exclusivité mondiale: Mot pour mot, au nombre de quatre, le chef de l’Etat aurait lancé un « Je divorce, tu m’épouses ». Evidemment en lien amusant avec une autre séquence ayant secoué récemment le couple présidentiel et le petit soufflet reçu par le mari de Brigitte avant qu’ils ne descendent d’avion. Qui lui aussi avait fait grand bruit ! On s’amuse vraiment beaucoup dans la sphère médiatique qui s’octroie le plaisir à relayer tout et n’importe quoi…alors que « le monde brûle », pour paraphraser une célèbre citation du président Chirac au sujet du réchauffement climatique.

Et pendant ce temps-là au bureau ovale, Donald Trump, continue lui aussi de souffler le chaud et le froid. Surtout le très chaud avec ses dernières déclarations quelque peu différentes de celles de l’avant-veille. Une question d’habitude. Ce n’est pas facile de le suivre. Ca prêterait là aussi à sourire si la paix dans le monde n’était pas en question ! Il a exigé, rien de moins que « la capitulation sans conditions de l’Iran ». Ce qui serait la troisième « historique » après la reddition de l’Allemagne nazie en 1945 et cette même année, celle de l’empire japonais de Hiro-Hito après les drames de Hiroshima et Nagasaki, villes rayées de la carte par la bombe atomique américaine…

Ne s’arrêtant pas sur son chemin devenu guerrier, le président américain, qui espérait se voir décerner le prix Nobel de la paix, contrairement à ce qu’il avait annoncé quelques jours plus tôt, lors de la mise en garde de son allié israélien Netanyahou, ce dernier appelant le peuple uranien à se soulever et sa certitude que la disparition du guide suprême Ali Khamenei, mettrait fin au conflit et que son élimination, « pour le moment », n’était pas à l’ordre du jour. La nuance laisse des portes bien ouvertes à une intervention « yankee » ! Surtout que le porte-avions US « Nimitz », l’un des fleurons de la flotte américaine, rode désormais dans la région. Et aussi à l’utilisation de la « super bombe » de 13 tonnes, GBU-57 (il ne s’agit pas d’une plaque d’immatriculation automobile) la seule susceptible d’être capable de percer le « coffre-fort » de l’un des principaux dispositifs nucléaires iraniens « bien au chaud » et protégé à 80 mètres de profondeur sur l’un des deux sites souterrains les plus connus au nord du pays à Fordo. Ce à quoi a répondu le…fiancé de Giorgia (je plaisante) qu’un « changement de régime en Iran serait synonyme de chaos ». Nombre de spécialistes du Proche-Orient…épousent le même sentiment. Les fiançailles contre nature entre Donald et son ex-ami français, Emmanuel, risquent encore d’être reportées…Ca ne va pas trop fort effet depuis quelques jours dans le couple franco-américain. Il y aurait comme qui dirait de la friture sur la ligne…

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